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Zonage ATEX : un dimensionnement réaliste pour optimiser les coûts

Jacques Chaineaux, référent technique à l'INERIS, nous propose un avis d'expert sur l'intérêt d'une approche réaliste des ATEX dans l'industrie pour éviter les approches réglementaires forfaitaires du risque, coûteuses et mal dimensionnées.

Avis d'expert  |  Risques  |    |  Actu-Environnement.com

La réglementation ATEX (ATmosphères EXplosives) à laquelle sont soumis les industriels est souvent appliquée de façon forfaitaire. Pourtant, en l'appliquant de façon réaliste et rigoureuse, en s'appuyant sur la définition précise des zones ATEX, sur le concept de dangerosité des ATEX et en tenant compte des phénomènes physiques à l'origine de leur formation, on peut réduire significativement leur nombre, leur volume et, par conséquent, le coût de mise en conformité.

Le cas particuler des locaux de travail

Il est fréquent de voir la totalité d'un local de travail classée en zone 1 ou 21, ce qui, d'après la définition, correspond à un ”emplacement dans lequel une ATEX est présente occasionnellement en fonctionnement normal”. Résultant d'une approche forfaitaire du risque de formation d'ATEX, un tel classement n'est pas réaliste. En effet, si une ATEX peut se former dans un local de travail, c'est souvent seulement localement et dans une situation de dysfonctionnement (fuite de gaz ou épandage de liquide inflammable…)”.

Une approche réaliste des risques

Des moyens de modélisation sont utilisés pour analyser ces situations, évaluer le volume des ATEX formées, caractériser leur dangerosité et dimensionner les dispositifs qui permettent d'éviter toute accumulation d'ATEX (en particulier la ventilation du local). C'est ainsi qu'un local de travail peut être totalement ou partiellement classé en zone 2 ou 22, ou même ne pas être classé. En définitive, une application réaliste de la réglementation conduit à n'identifier que des zones ATEX limitées en volume et en nombre, ce que ne permet pas une approche forfaitaire.

C'est selon cette démarche que des experts en risques technologiques accompagnent les entreprises exposées au risque ATEX en analysant ces risques, en identifiant les zones nécessitant l'installation de matériels ATEX et en leur fournissant toutes les données indispensables à la rédaction du DRPCE (Document Relatif à la Protection Contre les Explosions). Une conséquence directe de la limitation du nombre et du volume des zones ATEX, c'est la limitation du nombre des matériels ATEX à y installer. Par conséquent, c'est aussi la diminution du coût d'approvisionnement de ces matériels.

Exemple : ATEX liée à un liquide inflammable

Dans de nombreux domaines industriels, il arrive qu'un liquide inflammable soit répandu accidentellement sur le sol d'un local de travail sous la forme d'une flaque et que, selon le point d'éclair du liquide, il se forme une ATEX à sa surface. Certains spécialistes disposent d'un modèle qui permet de calculer le débit d'évaporation du liquide, de même que le débit d'air de ventilation du local permettant de diluer les vapeurs émises. Il est ainsi possible d'éviter l'accumulation d'une ATEX dans cet endroit. Par exemple, pour une flaque d'alcool de 2 m2 à 20° C, le débit d'évaporation est de 2,6 kg/h et le débit d'air neuf nécessaire à la dilution des vapeurs d'alcool pour éviter l'accumulation d'une ATEX vaut 315 m3/h, ce qui est relativement modéré...

Réactions3 réactions à cet article

 

Bonjour,
J’ai une question sur une problématique ATEX.
En fait, nous voulons installer du matériel neuf en zone ATEX. Je me demandais ce que l’on devait imposer comme marquage pour ce matériel ?
Est-ce qu’il faut que le matériel soit conforme à la directive CE avec un marquage du style : II 2G Eex d IIC T4
Ou alors le marquage confirmant la conformité à une norme de protection ATEX suffit comme par exemple Eex d IIC T4 ?

Si on regarde la réglementation française, notamment l’article 3 de l’arrêté du 28 juillet 2003, il est écrit que le matériel doit être conforme au décret 96-1010 qui est la transposition de la directive CE ATEX, du coup, il faudrait un marquage comme dans le premier exemple.

Mais je me demande si la seule conformité à une norme de protection comme le deuxième exemple ne sous-entend pas une conformité à la directive, même s’il n’y a pas le marquage. Dans ce cas, est-ce suffisant ou doit-on quand même avoir le marquage CE ?

Merci d'avance pour votre aide sur le sujet,

Jess06 | 04 juin 2013 à 16h54
 
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je voudrais des documentations sur les méthode de calcule et determination de zonage ATEX.merci

karimou41 | 22 décembre 2013 à 15h01
 
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Bonjour,
je suis à la recherche de sacs étanches pour introduire du petit matériel électroqnique en zone ATEX.
Merci de votre aide

HSE | 13 janvier 2014 à 16h18
 
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