Des associations environnementales continuent de combler le vide laissé par les pouvoirs publics dans l'accès à l'information d'ordre sanitaire. Ce lundi 24 février, les ONG Générations futures, Secrets toxiques, Noé et On est prêt, ainsi que l'organisation professionnelle La Maison de la bio et l'entreprise Écotone (de transformation de produits bios en lien avec des marques), mettent en ligne une nouvelle plateforme, baptisée « Tous exposés (1) », développée par les bénévoles de Data for good.
L'intention de ce nouvel outil est de « rendre compte de la contamination aux pesticides chimiques dans les champs, l'eau, l'alimentation, les terres et l'air ». Pour cela, il accueille à la fois des synthèses d'études et connaissances scientifiques sur les pesticides et donne également accès aux données cartographiques compilées et mises en forme par Générations futures, avec sa carte Géophyto (dont la précision vient justement d'être portée à l'échelle du code postal), et Solagro, avec sa carte Adonis.
Avec Tous exposés, les organisations à son origine invitent les citoyens à se tourner vers une alimentation labellisée biologique et, demande au ministère de la Santé, « d'inscrire durablement la non-exposition aux pesticides chimiques dans les futures stratégies nationales sur l'alimentation et à inscrire dans la loi un objectif de 12 % de consommation de produits issus de l'agriculture biologique en 2030 », en conformité avec la Programmation nationale nutrition-santé (PNNS). À titre de rappel, la loi d'orientation de l'agriculture (LOA) vient définitivement d'être adoptée et une proposition de loi, validée par le Sénat, est entre les mains de l'Assemblée nationale. Si la première a conservé des objectifs de développement de l'agriculture biologique, les deux véhicules ouvrent à des régressions pour ce qui est des pesticides. Et, par ailleurs, le Gouvernement n'a toujours pas présenté la Stratégie nationale pour l'alimentation, la nutrition et le climat (Snanc), exigée avant juillet 2023 par la loi Climat de 2021.




