En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Actu-Environnement
Pole Expertise

Déploiement d'un Système d'information énergétique : les clés du succès !

Pierre-Marie Clément, Directeur Technique et Innovation de BHC ENERGY revient sur les conditions nécessaires à la réussite de la mise en œuvre d'un Système d'information énergétique (SIE).

Avis d'expert  |  Energie  |    |  Actu-Environnement.com
Environnement & Technique N°360 Cet article a été publié dans Environnement & Technique n°360
[ Plus d'info sur ce numéro | S'abonner à la revue - Se connecter à l'espace abonné ]

La nécessité de déployer un système d'information énergétique s'impose peu à peu à la conscience des donneurs d'ordre intégrant une démarche d'amélioration continue de la performance énergétique de leur patrimoine. Pour être efficace, cette démarche d'amélioration continue doit s'appuyer sur un suivi par la mesure de la performance énergétique de tout ou partie du patrimoine et des actifs le constituant.

La mise en œuvre d'un tel système dépend de nombreux paramètres notamment, la maturité des problématiques énergétiques ainsi que la connaissance même des interlocuteurs dans les systèmes d'information.

Un travail amont crucial

Le travail amont de spécifications fonctionnelles est crucial afin de favoriser un échange fructueux avec les maîtres d'œuvre et permet un déploiement du système plus aisé (quels sont les profils utilisateurs ? pour quels besoins ? Quels types d'informations doivent être recueillis à travers le plan de comptage ? Existence d'interface avec les autres systèmes d'informations GMAO/ERP…).

Un système d'information en 3 briques : matériel, communication et logiciel

Chacune des trois briques constitutives du système d'information (capteurs, communication, logiciel) nécessite une attention toute particulière afin de proposer la solution la plus robuste et qui présente le meilleur compromis technico-économique. En effet, une surabondance d'instrumentation peut rapidement présenter un coût de déploiement et de maintenance rédhibitoire. Les coûts de réétalonnage, par exemple, sont parfois mal évalués.

D'un point de vue matériel, il faut s'attacher à valoriser le parc de mesure existant en dépit de sa forte hétérogénéité. La diversité de la mesure complémentaire qui peut être nécessaire de réaliser (débits, luminosité, puissance…) nécessite une bonne connaissance de la mesure physique afin de choisir l'instrumentation ad hoc (étendue de mesure, précision, répétabilité…). De surcroît l'architecture électrique des réseaux peut parfois rendre difficile l'acquisition consolidée de certains usages. On pensera en particulier à l'éclairage. Il est également intéressant de noter qu'une information peut être obtenue de manière indirecte et parfois plus facile à réaliser.

La couche communication soulève également de nombreuses questions techniques de par la diversité des protocoles de communication rencontrés (Modbus, Knx, BACnet, Lonworks,…), l'apparition progressive de l'Internet des objets (IoT), la bande passante nécessaire à la remontée des informations et bien évidemment le coût que peut représenter le déploiement d'une architecture réseau filaire ou non. Le partage de l'infrastructure réseau existante afin d'optimiser les coûts de déploiement est souvent une question épineuse à anticiper au plus tôt avec la Direction des Systèmes d'Information du client.

Enfin la couche logicielle de traitement et de restitution des données impacte fortement la qualité perçue de la solution par le client. Son dimensionnement est également fortement lié aux spécificités du projet : volume d'informations à traiter, fonctions de vérification de l'intégrité des informations, ergonomie, traitements mathématiques avancés des données pour des besoins de prédiction ou de correction de facteurs externes…

Avis d'expert proposé par Pierre-Marie Clément, Directeur Technique et Innovation BHC ENERGY

Réactions1 réaction à cet article

 

Excellente première approche de la problématique. il conviendrait d'y intégrer également la pérénnité des équipements techniques existants et ajoutés afin de prendre en considération l'obsolescence plus ou moins rapide des systèmes d'information dont le niveau d'investissement est rarement négligeable et la durée d'amortissement pas toujours bien maitrisée.

EAMOROS | 15 juin 2016 à 10h54
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réagissez ou posez une question

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partager