

Cet arrêté, signé par la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche, approuve la révision de l’aménagement de la forêt domaniale du Reclus (Marne) pour la période 2021-2040. Il s’appuie sur le code forestier, une directive régionale d’aménagement de Champagne-Ardenne et un précédent arrêté ministériel de 2010.
Le texte définit les fonctions prioritaires de la forêt, couvrant une superficie précisée dans le document : la production ligneuse et la préservation écologique, tout en intégrant une dimension sociale dans le cadre d’une gestion durable multifonctionnelle. La composition actuelle des peuplements forestiers est détaillée, avec une répartition par essence (chêne sessile, chêne pédonculé, frêne, etc.) et des surfaces dédiées aux infrastructures.
L’aménagement prévoit une gestion différenciée des peuplements selon leur potentiel de production. Certains seront convertis en futaie irrégulière ou régulière, tandis qu’un taillis simple sera renouvelé par recépage. Les essences-objectif, comme le chêne sessile et le robinier, guideront les choix de gestion à long terme, avec des essences associées ou d’accompagnement favorisées.
La forêt est divisée en huit groupes de gestion, chacun soumis à des modalités spécifiques : coupes d’éclaircie ou d’amélioration pour les groupes d’amélioration, rotations variables pour les futaies irrégulières, ou évolution naturelle pour les îlots de sénescence et les zones d’intérêt écologique. Les emprises d’infrastructures conservent leur vocation initiale. Le texte impose également des mesures pour l’équilibre sylvo-cynégétique, la biodiversité (arbres morts ou sénescents) et la protection des sols et des eaux.
L’exécution de l’arrêté est confiée au directeur général de la performance économique et environnementale des entreprises et à la directrice générale de l’Office national des forêts. Il est signé par délégation par Christophe Morel, adjoint à la sous-directrice Filières Forêt-bois, cheval et bioéconomie.