

L'arrêté du 23 janvier 2026 fixe la trajectoire de réchauffement de référence pour l'adaptation au changement climatique en France, conformément à l'article R. 229-1 du code de l'environnement. Il définit des niveaux de réchauffement par rapport à l'ère préindustrielle pour différentes zones géographiques et horizons temporels.
Pour la France métropolitaine, les projections indiquent une augmentation progressive du réchauffement, avec des valeurs précisées pour 2030, 2050 et 2100. Les territoires d'outre-mer, tels que la Guadeloupe, la Martinique, Saint-Martin, la Guyane, La Réunion, Mayotte, Saint-Barthélemy, la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie française, bénéficient de trajectoires adaptées à leurs spécificités climatiques, avec des niveaux de réchauffement également détaillés pour les mêmes échéances.
Ces trajectoires s'inscrivent dans un contexte de réchauffement mondial, dont les valeurs sont également indiquées pour les horizons 2030, 2050 et 2100. L'arrêté prévoit par ailleurs la mise à disposition gratuite des projections territorialisées de référence par Météo-France via un portail dédié. Ce portail intègre des indicateurs d'impact élaborés par des organismes publics nationaux, ainsi que la méthodologie associée.
Le texte s'applique à l'État, aux collectivités territoriales et aux entreprises. Il entre en vigueur le lendemain de sa publication et est pris en application des articles R. 229-1 et R. 229-3 du code de l'environnement. Il a fait l'objet d'un avis du Conseil national de la transition écologique et d'une consultation publique en 2025.