Dans une étude publiée le 11 juin dans la revue de
l’Union européenne des géosciences, une équipe de scientifiques du Laboratoire d’océanographie et du climat (Locean) et du Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE) du CNRS ont analysé les relevés de pH et de concentration de dioxyde de carbone (CO
2), entre 1962 et 2021, à proximité des îles Kerguelen dans les Terres australes et antarctiques françaises (Taaf). Ils en ont tiré des projections à 2050 et 2100 : l’absorption grandissante de CO
2 atmosphérique par l’océan Austral va continuer de l’acidifier. À la fin du siècle, le pH pourrait s’abaisser à 7,32, soit 0,86 de moins qu’à la fin du XIX
e siècle ou 0,71 de moins qu’en 2020. Dans le pire des cas, le rythme d’acidification pourrait atteindre un premier seuil dès 2050, de nature à
« impacter la survie des phytoplanctons et d’autres éléments de l’écosystème local ».