C’est le dur constat dressé par François-Xavier Bieuville, le préfet du département de Mayotte, qui a été ravagé, le samedi 14 décembre, par le cyclone Chido et des rafales de vent ayant atteint 226 km/h. Le phénomène s'est développé en pleine saison cyclonique dans l'océan Indien. Un dernier bilan provisoire fait état d’une quinzaine morts et de 250 blessés dans le département ultramarin, le plus pauvre de France. Les vents ont aussi détruit l’intégralité des habitations précaires. Mais le nombre de victimes risque d'être plus important. Interrogé par
Mayotte la 1ère, le préfet estime
« qu'il y aura certainement plusieurs centaines » de morts,
« voire quelques milliers ». Les météorologues ont pointé le caractère particulièrement intense de ce cyclone, jugé plus violent que celui d’avril 1984 baptisé Kamisy. Il s’agit du phénomène de ce type le plus puissant que n’a jamais connu Mayotte depuis 1934.
« La fréquence des cyclones ne change pas dans un climat qui se réchauffe, mais c’est leur intensité au niveau des précipitations qui augmente, tout comme leur capacité à atteindre les catégories les plus fortes. Or, Mayotte, à l’instar de la plupart des territoires d’outre-mer, est un département très pauvre et donc plus vulnérable face aux extrêmes climatiques », a expliqué, le 15 décembre, Guillaume Jauseau, météorologue pour Météo & Radar, dans un entretien accordé à
Marianne.