C’est le nombre d’ONG qui se sont unies pour adresser
un courrier à la Commission européenne afin de l’avertir sur les conséquences des critères utilisés pour définir le niveau de risque affecté à chaque pays (méthode «
benchmarking ») dans le cadre du règlement sur déforestation importée (RDUE). Les ONG demandent à la Commission qu’elle s’assure que cette méthode prenne en compte les violations des droits de l’homme et les risques d’illégalité, même pour les pays dont les taux de déforestation ou de dégradation des forêts sont faibles. Elles alertent sur le fait que l’agro-industrie est responsable de la dépossession des terres des petits producteurs et peuples autochtones, de l’asséchement et de l’incinération des tourbières, de la pollution de l’air et des cours d’eau, ainsi que de l’empoisonnement des habitants par le biais de l’utilisation de pesticides.