Entre juin et septembre 2022, la France a subi une sécheresse d’une intensité record – et a préparé le terrain à une redite l’été suivant. Selon les
calculs du Commissariat général au développement durable (CGDD) du ministère de la Transition écologique, cet épisode
« historique » a coûté plus de 5,6 milliards d’euros au pays, dont plus des deux tiers dans la fragilisation des bâtiments par le phénomène de retrait-gonflement d’argile, mais aussi du fait des pertes de production agricole, des restrictions en eau potable, des feux de forêt et des impacts sur le secteur de l’énergie (y compris le coût carbone des émissions de gaz à effet de serre liées au recours à des centrales thermiques en remplacement des centrales hydroélectriques).
« Ce chiffre est par ailleurs probablement sous-estimé, certains impacts directs (par exemple, ceux liés au secteur industriel ou touristique) et certaines conséquences de long terme (sur la biodiversité, sur l’emploi, etc.) n’étant pas pris en compte. »