C’est l’avertissement que lancent plus de 90 ONG du monde entier, dont l’association Pollinis en France, à l’occasion de l’ouverture du Congrès mondial de la nature, ce jeudi 9 octobre, à Abou Dabi (Émirats arabes unis). Elles
appellent à soutenir la
motion 133 visant un moratoire sur le génie génétique des espèces sauvages dans les écosystèmes naturels tandis que la
motion 87 positionne la biologie de synthèse comme un outil possible de protection de la nature.
Les membres de l’Union internationale de la conservation de la nature (UICN) sont appelés à se prononcer sur ces deux options. «
Souvent présenté comme un simple “outil parmi d’autres“, le recours à la modification génétique dans la conservation de la nature représente en réalité un changement de paradigme dont les implications écologiques et éthiques exigent une réflexion approfondie », expliquent les ONG. Pour celles-ci, le moratoire constitue le meilleur moyen de respecter l’engagement de l’UICN en faveur de la valeur intrinsèque de la biodiversité, du principe de précaution et de la reconnaissance des peuples autochtones et des communautés locales.