C’est le nombre maximal de loups qui pourront être tués en 2026, contre 192 en 2025. Soit un relèvement du plafond de tirs de 19 à 21 % (voire 23 % en fin d’année) de la population du canidé. Ces chiffres ont été annoncés par la ministre de l’Agriculture et le ministre délégué chargé de la Transition écologique, le 16 février, lors d’un déplacement en Haute-Marne. Ce relèvement du plafond de prélèvement va s’accompagner d’une simplification des procédures (régime déclaratif plutôt qu’autorisation préalable de tir), du droit au tir de défense sans condition de protection préalable, de la possibilité d’interventions administratives (battues, brigade mobile d’intervention, louvetiers) sur des élevages non protégés, ainsi que de l’association de la profession agricole en conseil auprès de la brigade mobile d’intervention. L’Association pour la protection des animaux sauvages (Aspas) dénonce «
une politique de tirs toujours plus destructrice, irrationnelle et très dangereuse pour la conservation de l'espèce ». Elle indique qu’elle n’hésitera pas à saisir la justice contre le
futur arrêté et/ou la
loi d’urgence agricole qui devraient intégrer ces annonces.