

Archivé depuis le 23/07/2026
Depuis plus d'un an, la filière REP des textiles, chaussures et linge de maison (REP TLC) traverse une transformation majeure. Prise entre l'essor de l'ultra fast fashion et la fermeture des débouchés à l'export, elle cherche un nouveau modèle. Le constat est sévère : un taux de collecte bloqué à 36,5 % en 2024, les deux tiers des vêtements usagés jetés à la poubelle, une dépendance massive au grand export (80 à 90 % de la collecte) largement critiqué, et des collecteurs en difficulté surtout ceux de l'économie sociale et solidaire (ESS).
Face à cela, deux dynamiques se croisent. D'abord, la lutte contre Shein, Temu et consorts, avec la loi anti fast-fashion (malus jusqu'à 10 euros par article, encadrement de la publicité, notion de « mode ultra-express ») et un malus anticipé dès 2026. Ensuite, un choix stratégique assumé : industrialiser le recyclage en France. Reportée à 2027, la refonte encadre strictement les exportations, impose la contractualisation des opérateurs avec Refashion, fixe de nouveaux objectifs de proximité et mobilise 250 millions d'euros d'ici 2031.
Une réforme qui ne fait pas l'unanimité : les acteurs de l'ESS redoutent la fragilisation de quelque 2 000 structures de réemploi solidaire, tandis que la révision à la baisse des objectifs interroge sur l'ambition réelle du dispositif.
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