En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Actu-Environnement

Une Bio française particulièrement dynamique

Alimentation bio : une révolution profonde et durable Actu-Environnement.com - Publié le 30/10/2017
Alimentation bio : une révolution...  |    |  Chapitre 1 / 13
Environnement & Technique HS Filière Bio 2017 Téléchargez le Hors Série E&T spécial Filière Bio, édition 2017
[ Télécharger le PDF gratuit | Visionner en ligne gratuit | Acheter la revue ]

Le succès du bio ne se dément pas. Depuis plusieurs années, la France bénéficie d'une bonne dynamique de conversion à ce mode de production, de l'amont à l'aval. En 2016, les surfaces bio françaises ont progressé de 17% par rapport à 2015, atteignant 1,5 million d'hectares cultivés. Et les premières données de 2017 confirment le mouvement. Le pays a ainsi dépassé la barre des 5% de la surface agricole utile (SAU) cultivés en bio. En 2015, avec 12% des surfaces cultivées en bio dans l'Union européenne, la France se situait déjà à la 3e place, derrière l'Espagne et l'Italie. Il se pourrait qu'elle ait même dépassé l'Italie en 2016, ses surfaces 2016 étant supérieures aux surfaces 2015 italiennes. 32.264 producteurs étaient engagés en bio fin 2016, soit une progression de 12% par rapport à 2015. La France représentait 11% des producteurs bio de l'UE en 2015, se situant ainsi au 3e rang derrière l'Italie et l'Espagne.

La France n'est pas en reste concernant la transformation : avec ses 10.600 transformateurs bio en 2016 (+9% par rapport à 2015), elle arrive en 2e place derrière l'Allemagne. En 2015, un transformateur bio de l'UE sur cinq se trouvait en France. En 2017, le nombre d'entreprises de transformation ou distribution engagées en bio a progressé 9,4% en six mois. Une hausse parmi les plus fortes enregistrées ces dernières années. En six mois, 934 nouveaux transformateurs ainsi que 441 distributeurs ont rejoint les rangs des acteurs de la bio en France.

Toutes les cultures bio françaises sont en hausse

Les vergers cultivés en bio ont progressé de 8% en 2016, représentant plus d'un hectare sur six du verger français. En 2015, la France était à la 6e place pour les surfaces de fruits en bio dans l'Union européenne, avec 4% du verger. Elle se distingue par une production particulièrement variée. Le vignoble cultivé en bio a progressé plus modestement en 2016 (+3%). 9% du vignoble français était cultivé en bio en 2016. Avec près du quart du vignoble bio de l'UE, la France était au 3e rang, derrière l'Espagne et l'Italie. Cependant, en 2015, le vignoble français, ayant atteint la fin de la période de conversion, était déjà plus important qu'en Italie. Cette dernière ayant encore 36% de ses surfaces en conversion. Dans les trois premiers pays cultivateurs de raisins bio, le vignoble est très majoritairement dédié à la production de vin.

La France a connu une forte augmentation de ses surfaces de grandes cultures en 2015, puis en 2016. La part cultivée en bio a ainsi atteint les 3% de la surface agricole utile en 2016. Ces surfaces arriveront au terme de leur conversion entre l'été 2017 et l'été 2019. En 2015, la France est devenue le premier producteur de grandes cultures bio, devant l'Italie et l'Allemagne. Les surfaces de plantes à parfum, aromatiques et médicinales cultivées en bio ont également beaucoup progressé en 2016. La part en bio a ainsi dépassé 18%. En 2015, la France était à la 2e place de l'Union européenne, avec 13% des surfaces en bio, derrière la Bulgarie.

Les filières “ruminants” sont les plus dynamiques

Depuis 2013, la France est le deuxième producteur de lait de l'Union européenne derrière l'Allemagne avec plus de 550.000 litres collectés en 2016. Les cheptels de vaches allaitantes et laitières élevées en bio ont beaucoup progressé en 2016. Ainsi, plus de 4% des vaches françaises étaient élevées en bio l'année dernière. En 2015, 15% de la collecte de lait bio de l'UE provenaient de France. Elle est également en seconde place derrière l'Allemagne pour le cheptel de vaches allaitantes, avec environ 15% du cheptel de l'UE. L'élevage ovins bio a également augmenté de façon importante en 2016, en particulier le cheptel de brebis laitières. En 2015, la France était en 5e position dans l'Union européenne pour l'élevage d'ovins bio, derrière le Royaume-Uni, l'Italie, la Grèce et l'Espagne. Un ovin certifié bio sur dix était élevé en France. La croissance des élevages de poulets a été soutenue en 2016 : 1% des poulets de chair français sont aujourd'hui élevés en bio. Dans la filière des poules pondeuses, la part approche déjà les 9%. La France représente la moitié de la production de poulets de chair bio de l'Union européenne. En 2015, un cinquième du cheptel européen de poules pondeuses bio était en France. Les chèvres élevées en bio en France sont de plus en plus nombreuses. Leur part dans le cheptel national approchait les 7% en 2016. En 2015, le cheptel français de chèvres bio était le 3e plus gros de l'UE, la France se plaçant derrière la Grèce et l'Italie. L'apiculture française s'est beaucoup développée. Aujourd'hui, 15% des ruches sont bio. La France est 3e au palmarès de l'UE, avec 13% des ruches bio, derrière l'Italie et la Bulgarie.

Un marché bio français avec une croissance exponentielle

En 2016, le marché des produits alimentaires issus de l'agriculture biologique a été estimé à 7,15 milliards d'euros, soit une progression de 20,7% par rapport à 2015. Il reste très dynamique en 2017 avec une hausse de 500 millions d'euros au cours du premier semestre 2017 par rapport à la même période en 2016. Cette croissance est, cette année encore, portée par les rayons fruits et légumes ainsi que le rayon épicerie. De façon notoire, la croissance est plus forte en grandes et moyennes surfaces, qui enregistrent des ventes bio en hausse de +18% au premier semestre 2017 par rapport à la même période en 2016. Les ventes en magasins spécialisés bio continuent aussi de progresser avec +156 millions d'euros au premier semestre 2017 par rapport à la même période en 2016, soit +12%. La consommation à domicile de produits bio par les ménages s'est élevée à 6,74 milliards d'euros (+21,7% vs 2015) et les achats de produits bio servis en restauration hors domicile à 411 millions d'euros (+6,8% vs 2015).

Avec un cinquième du marché bio de l'Union européenne, la France arrivait à la deuxième place derrière l'Allemagne en 2015. La France est l'un des pays où la croissance a été la plus rapide ces dernières années. Le marché bio français se distingue par la diversité des circuits de commercialisation : magasins spécialisés, moyennes et grandes surfaces... Aujourd'hui, alors que la plupart des points de vente proposent des produits bio, des initiatives émergent pour que les produits bio soient accessibles au plus grand nombre. Des initiatives remarquables permettent aux populations défavorisées d'accéder aux produits bio. L'association Vers un réseau d'achat commun (Vrac) s'attache à créer des groupements d'achat de produits bio dans les quartiers prioritaires. Le projet “BioVrac pour Tous”, co-créé par le Groupement des épiceries sociales et solidaires Rhône-Alpes Auvergne (Gesra) et le Fonds de dotation Biocoop, ouvre quant à lui l'accès à la bio en vrac dans des épiceries sociales et solidaires. Mais les populations en situation de précarité ne sont pas les seules à bénéficier de projets visant à développer l'accessibilité de la bio. Le défi Familles à alimentation positive invite toutes les familles qui le souhaitent à apprendre à consommer bio sans augmenter leur budget.

Florent Guhl, Directeur de l'Agence Bio

© Tous droits réservés Actu-Environnement
Reproduction interdite sauf accord de l'Éditeur.

Retour au sommaire

RéactionsAucune réaction à cet article

 

Réagissez à cet article ou posez une question

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- disposant d'un porte-monnaie éléctronique
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partagez sur…