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Actu-Environnement

Les formations courtes à l'environnement à l'écoute de l'actualité

Environnement & Technique N°236
Cet article a été publié dans la revue Environnement & Technique n°236
Il a été rédigé par l'ancienne rédaction d'Environnement & Technique, avant son acquisition en 2012
par la société d'édition d'Actu-Environnement.
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Dans une enquête réalisée par l’Institut français de l’environnement (Ifen) auprès des employeurs potentiels dans les secteurs environnementaux en 2000, les collectivités locales et les bureaux d’études déclaraient respectivement à 90 % et à 80 % employer du personnel à vocation liée directement à l’environnement. En comparant cette étude avec la précédente de 1992, il apparaît que, sur la période, les offres d’emploi spécialisées s’étaient accrues de 50 % pour les PME-PMI et de 30 % pour les collectivités locales, alors que celles des grandes entreprises et des bureaux d’études étaient en léger recul.

Quels que soient les employeurs, les formations initiales des personnes recrutées sont d’un niveau relativement élevé puisqu’il s’agit majoritairement d’ingénieurs, de techniciens et d’universitaires spécialisés. Néanmoins, dans un cadre de travail en évolution constante, tous ces employés peuvent être amenés ponctuellement à recourir à des formations spécifiques.

L’utilité reconnue de la formation du personnel

La loi du 31 décembre 1991 impose à toutes les entreprises de participer au financement de la formation professionnelle quels que soient leur statut, leur activité et leur taille. La participation, qui doit être versée à un organisme paritaire collecteur agréé (OPCA), s’élève à 1,5 % de la masse salariale brute pour les entreprises de 10 salariés et plus, à 0,15 % de la masse salariale brute pour les entreprises de moins de 10 salariés et à 0,15 % du plafond annuel de la sécurité sociale pour les travailleurs indépendants, professions libérales et professions non salariées.

Un recours aux formations courtes en progression

Selon l’Insee, entre 1992 et 1999, la part des salariés ayant suivi une formation financée par leur employeur est passée de 19 à 29 %. Tous domaines confondus, 21,6 % des formations suivies étaient des stages, cours, séminaires et conférences, autrement dit des formations professionnelles courtes. Il s’agit donc d’un type de formation apprécié, particulièrement dans le domaine de l’environnement où l’actualité réglementaire et technique est en mouvement constant. Ceci explique l’existence d’une offre importante, diversifiée et évolutive en permanence sur le marché de la formation continue.

Une demande des employés déjà les mieux formés

Souvent, la demande de formation émane du salarié lui-même, dans le but de mieux appréhender les nouvelles obligations réglementaires, améliorer son niveau de connaissance, ou d’établir des contacts qui lui sont nécessaires…

Globalement, les cadres et les professions intermédiaires dans les entreprises, les collectivités ou les associations font davantage appel à la formation professionnelle que les salariés ayant un niveau de qualification plus faible (45 % contre 20 % en moyenne selon l’Insee). Le constat se vérifie dans les formations professionnelles courtes.

Les ingénieurs des bureaux d’étude, eux-mêmes souvent sollicités pour partager leur expérience et dispenser à leur tour des formations, souhaitent également approfondir leurs connaissances.

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