« Dans le contexte de remise en cause du multilatéralisme environnemental que nous connaissons, nous considérons ces résultats comme exceptionnels », s'est félicitée Monique Barbut, ministre de la Transition écologique à l'issue du G7 Environnement sous présidence française, qui s'est tenu à Paris les 23 et 24 avril.
Ces résultats, c'est l'adoption de sept déclarations par les membres du G7 auxquels se sont joints la Corée du Sud, l'Arménie (qui accueille la COP 17 Biodiversité à Erevan en octobre 2026) et la Mongolie (qui accueille la COP 17 Désertification en août 2026 à Oulan-Bator), au prix toutefois d'une mise sous le boisseau du sujet climatique pour ne pas fâcher la partie américaine.
Parmi ces sept déclarations, trois permettant la création d'alliances stratégiques, trois sont des déclarations politiques et la dernière est une synthèse des résultats (1) obtenus lors de ce sommet, a indiqué la ministre. Ces déclarations portent sur :
- le financement de la biodiversité (2) avec le lancement de l'Alliance pour le financement de la nature et des peuples qui vise à renforcer les synergies entre acteurs publics et privés. Une proposition de la Fondation Walton portant sur un programme de 500 à 600 millions de dollars sur 144 aires protégées situées dans 22 pays d'Afrique est actuellement examinée par d'autres fondations et par plusieurs pays, dont la France, a précisé Monique Barbut ;
- la sécurité et l'environnement (3) avec une déclaration qui souligne le lien direct entre désertification, dégradation des terres, sécheresse et sécurité ;
- les océans, avec deux initiatives : la création de l'Alliance pour la gestion des aires marins protégées (4) qui vise à améliorer la coopération entre États et favoriser le partage d'expérience ; une déclaration visant à mobiliser les États contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (5) (pêche INN), avec un message destiné à promouvoir la ratification par les États des grands accords internationaux sur le sujet ;
- l'eau et la santé environnementale (6) via un renforcement de la coopération à travers la coalition existante sur l'eau, en particulier sur les pollutions par les microplastiques et par les substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (PFAS) ;
- la résilience du secteur immobilier (7) face aux catastrophes naturelles.
La ministre de la Transition écologique a par ailleurs annoncé l'organisation d'un événement sur les émissions de méthane, le 4 mai prochain à Paris. Le moyen de ne pas faire disparaître totalement le climat de l'agenda.







