Dix-huit associations environnementales annoncent la création de la coalition Résistance à l'incinération, la CRI. Composée notamment de Zéro Waste France, de Générations futures ou encore de Terres de lutte, la coalition défend l'instauration d'un moratoire sur la construction de nouveaux incinérateurs, en particulier en milieu urbain, et le renforcement de la réglementation.
La France compte aujourd'hui 124 incinérateurs, ce qui, selon la CRI, est bien suffisant : « Nous n'avons pas besoin de nouveaux incinérateurs, la France est déjà en surcapacité », souligne Amélie Boespflug, présidente de la coalition Résistance à l'Incinération. La coalition cite les exemples à ne pas suivre comme la Suède et le Danemark, qui sont très équipés en incinérateurs pour alimenter leur chauffage urbain et qui, aujourd'hui, doivent importer des déchets pour faire tourner leurs fours. La CRI porte d'ailleurs le même message au niveau européen afin de mettre fin à la surcapacité européenne qu'elle évalue à 65 millions de tonnes et surtout pour lutter contre « le risque d'enfermer l'Europe dans un cycle d'incinération des déchets pendant des décennies ». Une lettre ouverte a été envoyée à ce sujet à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, aux commissaires et députés européens, et aux ministres nationaux.
La coalition se battra également pour un renforcement de la réglementation, surveillant les émissions polluantes des incinérateurs. Elle estime que cette dernière n'est pas assez poussée et régulière. La CRI alerte sur les conséquences sanitaires de la pollution résiduelle et invite à limiter la présence des personnes sensibles près de ces sites. « Dans certains pays, il existe une distance minimale entre les incinérateurs et les zones résidentielles. Comment accepter qu'en France il puisse y avoir des écoles et des crèches à quelques mètres d'un incinérateur de déchets ? », dénonce Amélie Boespflug.






