Relais Colis, le spécialiste de la livraison en points relais, teste un nouveau service de collecte des articles de sport, de textiles et de petits appareils électriques hors d'usage. L'expérimentation est menée à partir du centre de Rouen (Seine-Maritime) qui dessert 300 points relais répartis dans quatre départements : l'Eure, l'Oise, la Seine-Maritime et la Somme. Si elle s'avère concluante, elle devrait être généralisée aux 9 000 points de distribution de Relais Colis. Voire être étendue à la livraison à domicile pour assurer la reprise d'équipements encombrants.
Cette expérimentation est menée avec les éco-organismes Ecologic, agréé pour les filières de responsabilité élargie du producteur (REP) couvrant les déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE) et les articles de sport et de loisir (ASL), et Refashion, agréé pour la REP textile d'habillement, linge de maison et chaussures (TLC). Ils cherchaient tout deux à développer de nouveaux dispositifs de collecte.
Reprendre le principe des retours de produits
300 points de collecte
sont couverts par l'expérimentation répartis dans les départements de l'Eure, de l'Oise, de la Seine-Maritime et de la Somme.
Concrètement, le nouveau service permet de déposer gratuitement en point relais les produits usagés emballés comme le serait un article classique. Les seules conditions concernent l'absence de mélange des différents types d'articles en fin de vie (ne pas associer des habits et des articles de sport, par exemple) et le respect des dimensions des colis autorisés (pas plus de 1,30 m et 20 kg). Une étiquette est apposée sur le colis afin de signaler qu'une fois arrivé dans l'entrepôt rouennais, il doit être placé dans les contenants mis à disposition par les éco-organismes. Ensuite, la logistique habituelle de l'éco-organisme prend la main.
Des coûts à évaluer au regard de la qualité de la collecte
Le dispositif devrait être étendu en octobre dans une autre ville pour évaluer son efficacité dans sur un autre type de territoire. Ensuite, une généralisation à l'ensemble de l'Hexagone est prévue si l'expérimentation est concluante.
Parmi les points clés qui seront déterminants pour les éco-organismes figurent d'abord les coûts. Sur ce point, le point relais perçoit la même rémunération que s'il réceptionnait un colis standard. Quant aux coûts logistiques, liés au transport du point de collecte vers l'entrepôt et à la gestion du colis en entrepôt, ils ont été tirés au maximum, explique Cécile Nury. Si ces coûts sont très probablement plus élevés que ceux des circuits de collecte classiques, ils ne seront pas forcément rédhibitoires si les produits récupérés permettent un taux de réemploi important. L'idée est de collecter des produits en fin de vie de bonne qualité (les produits ne sont pas pillés, mélangés ou dégradés).
Un autre sujet concerne le traitement des emballages qui revient à l'opérateur chargé de la gestion des contenants mis à disposition à l'entrepôt de Relais Colis. Sur ce point, le spécialiste de la livraison se veut rassurant, rappelant qu'il sensibilise déjà ses clients à la lutte contre le suremballage.





