« Nous avons une vidange en cours qui peut être accentuée par la hausse des prélèvements pour répondre à des besoins agricoles, a noté David Ratheau, hydrogéologue chef de projet au BRGM à l'occasion d'un point de situation sur les nappes souterraines au 1er mai. Mais globalement la situation est satisfaisante. »
Plus précisément, 40 % des points s'avèrent au-dessus des normales, 26 % comparables et 30 % en dessous dont 4 % à un niveau très bas. Après une recharge liée aux pluies de février, la vidange s'est amorcée mi-mars et accentuée en avril avec le déficit des précipitations.
Quelques points bas sont ainsi à noter pour les nappes inertielles notamment en Normandie.
Pour les nappes réactives, la situation s'avère également déficitaire pour les nappes alluviales de la Garonne, de l'Aude, du Rhône inférieur, de la plaine du Roussillon et des formations de la Vistrenque (Gard). Une situation à surveiller cet été donc dans le Grand Est, le Cotentin, les massifs volcaniques ou de la Limagne notamment au regard des prévisions de Météo France. Le service national estime à 50 % de risque un scénario plus chaud que la normale sans dégager toutefois de scénario pluviométrique. « Les pluies qui vont désormais tomber vont satisfaire d'abord les besoins de la végétation, puis humidifier les sols avant d'atteindre la nappe », a précisé David Ratheau.





