Robots
Cookies

Préférences Cookies

Nous utilisons des cookies sur notre site. Certains sont essentiels, d'autres nous aident à améliorer le service rendu.
En savoir plus  ›
Actu-Environnement

Pourquoi le président du comité des pêches d'Occitanie a été condamné pénalement

Biodiversité  |    |  L. Radisson
Votre abonnement vous donne accès à cet article

On ne peut pas dire que le président du comité régional des pêches d'Occitanie, Bernard Pérez, ait fait preuve d'exemplarité. Parmi les missions dévolues aux douze comités régionaux des pêches par l'article L. 912-3 du code rural et de la pêche maritime (1) figure la participation aux « politiques publiques régionales de protection et de mise en valeur de l'environnement afin notamment de favoriser une gestion durable de la pêche maritime ».

Or, par un jugement du 20 juin 2024, le tribunal correctionnel de Narbonne a condamné pénalement Bernard Pérez, qui est également vice-président du Comité national des pêches, pour de multiples infractions, parmi lesquelles la vente de produits de la pêche de taille prohibée, la pêche avec un navire non conforme à la réglementation, la navigation avec un équipage insuffisant en qualification pour garantir la sécurité (en récidive) et de fausses déclarations pour obtenir un avantage indu d'une personne publique. L'armateur écope de six mois de prison avec sursis, une peine de confiscation à hauteur de 100 000 euros et une peine d'inéligibilité de cinq ans lui interdisant tout mandat de représentation de sa profession. Le capitaine de son navire, Johnny Grember, a, quant à lui, été condamné à une amende de 4 000 euros. Les deux professionnels ont par ailleurs été condamnés à payer 10 000 euros en réparation du préjudice moral subi par France Nature Environnement Occitanie-Méditerranée (FNE OcMed) qui s'était constituée partie civile.

« Cette condamnation est à la hauteur du devoir d'exemplarité du premier lobbyiste régional de la pêche qui, par son comportement incohérent et trompeur, sape les efforts menés pour faire émerger une pêche professionnelle durable et restaurer les écosystèmes marins », réagit FNE. Bernard Pérez, explique l'association, a notamment été condamné pour avoir capturé et vendu des merlus juvéniles et utilisé des filets avec des mailles non conformes, alors que le merlu est passé du statut de « surpêché » en 2019 à « effondré » dès l'année suivante. Une semaine après la lecture du jugement, M. Pérez a, quant à lui, annoncé faire appel du jugement.

1. Consulter l'article L. 912-3 du code rural et de la pêche maritime
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000033034484

Réactions2 réactions à cet article

Ce qui est le plus navrant dans cette histoire, c'est que ces gens-là, qui ont peut-être des enfants, se moquent complètement de l'état dans lequel ils vont leur léguer les ressources leur permettant de vivre. On a d'ailleurs entendu la réponse faite à un journaliste demandant à un de ces marins-pêcheurs suréquipé (et peut-être surendetté) ce qu'il pensait de l'avenir de ses enfants. Et le patron de pêche de répondre : "Ils feront comme nous : ils se démerderont!!"
Mais pour avoir de la honte, encore faut-il avoir de l'amour-propre...

petite bête | 15 juillet 2024 à 16h27 Signaler un contenu inapproprié

Moi je trouve ces condamnations très légères au vu des profits qui ont dû être engrangés par ces individus. Et quand se décidera t-on enfin à une inéligibilté définitive ? Ce serait justifié dans bien des cas.

gaïa94 | 20 août 2024 à 23h09 Signaler un contenu inapproprié

Réagissez ou posez une question au journaliste Laurent Radisson

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
Tous les champs sont obligatoires

Partager

Couvertures antiérosives AquaTerra : protéger et végétaliser les sols AquaTerra Solutions
Système de détection avifaune BeWe® EnerGaïa