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Les stratégies efficientes devant la justice climatique : les États (1/2)

La prise de conscience de l'urgence climatique se traduit par une accentuation des contentieux envers les Etats et les entreprises. Dans ce premier volet consacré aux Etats, Carl Enckell, avocat, nous détaille les arguments mis en avant.

Avis d'expert  |  Gouvernance  |    |  Actu-Environnement.com
Face au constat de l'inefficacité des politiques publiques mises en œuvre pour lutter contre le changement climatique, les citoyens demandent aux États de garantir l'effectivité de leurs droits, tels que l'accès aux ressources naturelles pour les générations futures ou un environnement sain. Ces droits sont en effet menacés par le changement climatique, qui affecte leur jouissance effective. Les actions contentieuses en matière climatique sont la conséquence de la prise de conscience de l'urgence de la situation.
La judiciarisation des actions relatives au changement climatique est un phénomène mondial, comme l'a relevé le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), dans un rapport "The Status of Climate change litigation : a global review" (mai 2017). En 2018, plus de 1.000 contentieux en matière climatique pouvaient être recensés dans le monde, répartis sur 25 pays. Plus de 600 de ces contentieux sont engagés aux États-Unis, qui occupent donc une place prépondérante.

 
Au-delà de ce constat, la maîtrise du risque implique d'évaluer les stratégies contentieuses gagnantes  
Carl Enckell
 
Au-delà de ce constat, la maîtrise du risque implique d'évaluer les stratégies contentieuses gagnantes. Deux grandes catégories d'actions peuvent être distinguées : la mise en cause des États et des acteurs publics (1/2), et celle des entreprises (2/2). Ce premier article s'intéresse aux Etats. Un second évoquera les entreprises. A chaque fois, nous pourrons recenser les arguments ayant convaincus les tribunaux.

L'Accord de Paris : un fondement récurrent

Les États sont de plus en plus souvent mis en cause par les citoyens dans le cadre de procédures très diverses en lien avec le climat. Ces derniers peuvent intenter des recours à titre individuel, ou se regrouper pour représenter un intérêt collectif.

L'Accord de Paris sur le climat, adopté le 12 décembre 2015 et ratifié le 4 novembre 2016 a constitué un tournant dans le développement de ces actions, en instituant notamment des obligations opposables aux États. Il constitue aujourd'hui un fondement récurrent des procédures.Les contestations portent sur des sujets plus ou moins étendus.

Il peut s'agir d'une mise en cause globale des politiques publiques ou d'une lacune de la législation en matière de lutte contre le changement climatique. Dans l'affaire Urgenda, les requérants ont demandé et obtenu de l'État néerlandais la mise en place d'une politique nationale de lutte contre le changement climatique plus stricte. Dans « l'Affaire du Siècle », les requérants (4 ONG) viennent d'engager, le 14 mars 2019, un contentieux contre l'État français pour qu'il respecte ses engagements climatiques.

Il peut aussi s'agir d'un projet en particulier (expansion d'aéroports ou de mines de charbon, construction dans des zones à risques...) : la Cour suprême d'Irlande a accueilli le 21 novembre 2017 la plainte de l'association Friends of Irish Environment contre un permis d'agrandissement d'une piste d'atterrissage. La Cour a reconnu la violation du Climate Action and Low Carbon Act 2015.

Cela dit, plusieurs tendances peuvent être distinguées en matière de contentieux relatifs au changement climatique engagés contre les personnes publiques.

L'injonction faite aux États de tenir leurs engagements politiques et légaux

Le 9 octobre 2018, la Cour d'appel de la Haye a confirmé un jugement du 24 juin 2015 concluant que l'État néerlandais avait l'obligation de prendre des mesures de lutte contre le changement climatique (réduction d'émission de GES) étant donné la gravité de ses conséquences et des risques majeurs engendrés. Elle a conclu que l'action de l'État néerlandais avait été illégale car il n'avait pas poursuivi une réduction suffisamment ambitieuse et il n'avait pas favorisé une réduction des émissions de gaz à effet de serre d'au moins 25 % d'ici 2020.

D'autres plaintes contre les États se sont multipliées : des agriculteurs allemands ont déposé un recours en octobre 2018 devant le tribunal administratif de Berlin, sur le fondement du non-respect des objectifs de 2020, du partage de l'effort européen (Effort Sharing Decision) et des Accords de Paris. De même, en 2015, en Belgique, l'ASBL Klimaatzaak a porté plainte contre l'État et sa politique climatique. Néanmoins, la Cour de cassation belge a rejeté le pourvoi en avril 2018.

Un autre exemple notable est celui de la décision dans laquelle le Conseil d'État français a enjoint « au premier ministre et au ministre chargé de l'environnement de prendre toutes les mesures nécessaires pour que soit élaboré et mis en œuvre (…) un plan relatif à la qualité de l'air permettant de ramener les concentrations en dioxyde d'azote [NO2] et en particules fines PM10 sous les valeurs limites (…) dans le délai le plus court possible », et a ordonné au gouvernement de « le transmettre à la Commission européenne avant le 31 mars 2018 ».

Le 13 décembre 2018, le tribunal de l'Union Européenne a donné raison aux villes de Paris, Bruxelles et Madrid en relevant que la Commission ne pouvait pas assouplir les limites d'émissions d'oxydes d'azote et déroger à la norme euro 6 en relevant le plafond prévu et en permettant aux voitures diesel de dépasser le niveau maximal d'émissions d'oxydes d'azote autorisé.

L'établissement d'un lien entre l'extraction des ressources et le changement climatique

Le 8 février 2016, la Cour constitutionnelle colombienne a déclaré inconstitutionnelle une loi permettant l'exploitation d'une zone et menaçant un écosystème en altitude contenant des réserves d'eau douce et pouvant être qualifié de « système de capture du carbone ». Selon la cour, la Constitution doit être lue à la lumière de l'adaptation au changement climatique.

L'absence ou l'insuffisance des mesures d'adaptation au changement climatique

De nombreuses affaires aux États-Unis ont eu pour objet de rechercher la responsabilité de l'État au titre de la carence de mesures prises pour lutter contre le changement climatique, afin d'obtenir une compensation au titre de la dégradation des biens des victimes, suite à une catastrophe naturelle. Néanmoins, dans une décision du 20 avril 2018, la Cour d'appel fédérale a annulé un jugement condamnant l'État à réparer les dégâts causés par l'ouragan Katrina aux propriétés des plaignants en considérant que ces derniers devaient apporter la preuve d'un dommage causé.

Dans les pays de common law, l'application de la « public trust doctrine »

La public trust doctrine est un principe selon lequel certaines ressources naturelles et culturelles sont préservées pour l'usage public. Le gouvernement les a sous sa garde et a l'obligation de les protéger et de les maintenir en vue de cet usage public.

En 2017, dans la célèbre affaire Juliana v./ United States, les requérants ont obtenu que le gouvernement agisse pour limiter la concentration des polluants atmosphériques. En mars 2018, la cour d'appel fédérale a rejeté les demandes du gouvernement à mettre fin à l'affaire, après avoir rappelé que la menace par l'inaction du gouvernement américain avait endommagé l'environnement des droits fondamentaux à la vie et à la liberté de demandeurs. Le 8 novembre 2018, la cour a indiqué qu'elle fixerait la date du procès.

La responsabilité des États au titre de la violation des droits humains

Onze familles originaires d'Europe et du monde ont introduit un recours contre l'Union européenne et fondé leur plainte sur l'inadéquation de l'objectif climatique 2030 et sur la violation de leurs droits humains (People Climate's Change Case). Elles attendent qu'il soit ordonné à l'Union Européenne de fixer des objectifs plus stricts sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre. La Cour de Justice a jugé la plainte recevable par une décision du 13 août 2018.

En novembre 2017, la Cour Suprême irlandaise a reconnu le droit à un environnement compatible avec la dignité humaine mais aussi que le bien-être de l'ensemble des citoyens est une condition essentielle à la réalisation de tous les droits de l'Homme.

En Colombie, 25 jeunes plaignants ont introduit un recours contre l'État en invoquant la violation de leurs droits humains causée par la déforestation. Le 5 avril 2018, la Cour Suprême a jugé que le gouvernement ne s'était pas attaqué efficacement aux problèmes de déforestation en consacrant « Les droits accordés par la Constitution de la Colombie impliquent une transversalité et concernent les êtres humains qui y habitent et qui doivent pouvoir jouir d'un environnement sain leur permettant de mener une vie digne et de jouir de bien-être ».

Le 26 novembre 2018, le collectif québécois Enjeu, a déposé devant la Cour supérieure une demande de reconnaissance de l'atteinte du gouvernement fédéral à plusieurs droits protégés par la Charte canadienne des droits et libertés (droit à la vie, droit à la sûreté de leur personne, droit de vivre dans un environnement sain et respectueux de la biodiversité, droit à l'égalité).

Au-delà de la mise en cause des États, l'adoption de réglementations contraignantes et efficaces implique d'exercer un certain niveau de contrainte sur le comportement des citoyens et les actions acteurs économiques (partie 2/2 de la chronique à venir).

Avis d'expert proposé par Carl Enckell, avocat à la Cour avec la collaboration d'Adèle Motte, juriste, cabinet Enckell Avocats.

Réactions25 réactions à cet article

 

Pourquoi ne pas attaquer l'Etat pour le non-respect du droit au logement opposable ou bien pour l'accès à tous à l'eau potable, à l'assainissement, à l'hygiène ?
Ce serait un exercice utile pour tester l'utilité de ces actions judiciaires.
Ensuite, je serais partisan que l'on s'attaque à la diversion politique que consiste la prétendue "urgence" à agir pour supprimer les émissions d'un Etat qui représente une fraction infime des émissions mondiales. Il pourrait être condamné pour foutage de gueule en faisant croire qu'il existe un thermostat magique qu'il serait en capacité d'actionner pour "régler le climat".
En clair, pour une diversion visant à ne pas traiter les questions qu'il serait en capacité de traiter.

Albatros | 19 mars 2019 à 06h40
 
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(Suite et fin)
8) L’analyse des carottes de glace montre que c’est toujours la température qui pilote les variations du CO2. Pourquoi en serait-il autrement de nos jours ?
9) Le taux actuel de CO2, de 0,04% (405 ppm) est faible au regard de la moyenne des 600 derniers millions d’années, qui fut de 2000ppm, sans que cela ne génère un réchauffement cataclysmique et irréversible. Il est monté de 0,03% à 0,04% en 130 ans.
10) Taxer le CO2, gaz de la Vie sur Terre, car indispensable à la photosynthèse, et le diaboliser en en faisant la source de tous nos maux, est une ineptie sans nom et montre à quel point l’idéologie du réchauffement climatique anthropique peut faire perdre tout bon sens et nous mène vers une ère de néo-obscurantisme.

jipebe29 | 19 mars 2019 à 09h58
 
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Que cela plaise ou non, le droit de l'environnement offre aux citoyens de pays reconnaissant la séparation des pouvoirs la possibilité de demander sa pleine et entière application. Et comme cette possibilité a très longtemps été bafouée, minorée ou empêchée et alors que les atteintes à l'environnement se sont fortement accrues en tous sens, il y a désormais une aspiration croissante des citoyens un peu partout dans le monde à recourir à la justice pour exiger le respect des lois de leur pays. Oui, vous avez bien lu, le respect des lois ! Rien de bien révolutionnaire en somme.
Quoique pour certains esprits, cela paraisse la fin d'un monde... et c'est tant mieux pour tous les autres !

Pégase | 19 mars 2019 à 10h09
 
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(suite et fin)
8) L’analyse des carottes de glace montre que c’est toujours la température qui pilote les variations du CO2. Pourquoi en serait-il autrement de nos jours ?
9) Le taux actuel de CO2, de 0,04% (405 ppm) est faible au regard de la moyenne des 600 derniers millions d’années, qui fut de 2000 ppm, sans que cela ne génère un réchauffement cataclysmique et irréversible. Il est monté de 0,03% à 0,04% en 130 ans.
10) Taxer le CO2, gaz de la Vie sur Terre, car indispensable à la photosynthèse, et le diaboliser en en faisant la source de tous nos maux, est une ineptie sans nom et montre à quel point l’idéologie du réchauffement climatique anthropique peut faire perdre tout bon sens et nous mène vers une ère de néo-obscurantisme.

jipebe29 | 19 mars 2019 à 12h03
 
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Cet avocat raisonne dans son domaine de compétences sans se poser de questions sur la pertinence des thèses hypothétiques du GIEC/IPCC. Voilà ce qu’il aurait dû savoir, ce qui montre qu’il n’y a aucune urgence climatique.
1) Il n’y a aucune preuve scientifique que le CO2 ait une action mesurable sur la température. Un consensus, réel ou imaginaire, n’a pas force de preuve.
2) Le terrible réchauffement a été de +0,7°C en 130 ans et il n’y a pas de dérèglement climatique observé, le climat étant variable depuis la nuit des temps (il n’y a pas de bon climat de référence qui aurait perdu la boule).
3) Ce réchauffement a quasiment cessé depuis le début des années 2000. La pente de la droite de tendance n’est que de 0,1°C/décennie. http://www.woodfortrees.org/plot/uah6/from:2002/plot/uah6/from:2002/trend/plot/hadcrut4gl/from:2002/offset:-0.4
4) Ce plateau de température a lieu alors que les émissions mondiales de CO2 ont explosé
5) La montée des océans est régulière, sans accélération, de 1-1,5 mm/an voir le site climate 4you, onglet « oceans », sea level frome tide gauges.
6) Les projections des modèles numériques divergent de plus en plus des observations, donc la crédibilité de leurs projections multidécennales est nulle.
7) La seule période connue de covariation CO2-T est 1978-1997. Et covariation n’est pas preuve de relation de causalité

jipebe29 | 19 mars 2019 à 12h19
 
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La fortune des juristes est consolidée maintenant que l'Etat promulgue moultes lois absolument ineptes comme la prétention à "régler le climat" avec Saint-Nicolas Hulot le shampooineur ancien VRP de Bayer. Je pense que ce devraient être ces inepties qui devraient avoir le plus de chance d'être condamnées.
Quant au respect des lois, demandez aux arracheurs d'OGM, aux manifestants participant aux émeutes actuelles, etc. s'ils respectent la loi... Rien de bien révolutionnaire...
Mais apparemment, pour certains, il y a des bonnes lois et des mauvaises lois...

Albatros | 19 mars 2019 à 13h48
 
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Cet avocat raisonne dans son domaine de compétences sans se poser de questions sur la pertinence des thèses hypothétiques du GIEC/IPCC. Voilà ce qu’il aurait dû savoir.
1) Il n’y a aucune preuve scientifique que le CO2 ait une action mesurable sur la température. Un consensus, réel ou imaginaire, n’a pas force de preuve.
2) Le terrible réchauffement a été de +0,7°C en 130 ans et il n’y a pas de dérèglement climatique observé, le climat étant variable depuis la nuit des temps (il n’y a pas de bon climat de référence qui aurait perdu la boule).
3) Ce réchauffement a quasiment cessé depuis le début des années 2000. La pente de la droite de tendance n’est que de 0,1°C/décennie.
4) Ce plateau de température a lieu alors que les émissions mondiales de CO2 ont explosé
5) La montée des océans est régulière, sans accélération, de 1-1,5 mm/an voir le site climate 4you, onglet « oceans », sea level frome tide gauges.
6) Les projections des modèles numériques divergent de plus en plus des observations, donc la crédibilité de leurs projections multidécennales est nulle.
7) La seule période connue de covariation CO2-T est 1978-1997. Et covariation n’est pas preuve de relation de causalité

jipebe29 | 19 mars 2019 à 15h44
 
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oui, oui, jipebe29 : quand des éléments techniques ne plaisent pas ou ne servent pas des intérêts catégoriels, on remet en cause soit les compétences professionnelles de l'interlocuteur, soit les sources qu'il a employé. Pendant ce temps, les liquidités continuent de couler à flot sous les arches des temples de la finance et après moi, le déluge ! La routine climatosceptique, en somme.
Bon courage à vous quand même dans votre croisade d'arrière garde et perdue d'avance dans un pays comme la France (pour mémoire, M. Trump n'est pas notre président).

Pégase | 19 mars 2019 à 15h58
 
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@Pegase,
1) Vous ne savez pas me lire. Je n'ai pas remis en cause les compétences professionnelles de Karl Enkell. J'ai juste dit qu'il n'a pas de compétences dans le domaine scientifique.
2) Je n'en ai rien à cirer de la finance, sauf quand elle a des impacts négatifs sur le pouvoir d'achat des ménages, notre économie, l’environnement et la santé publique, ce qui est le cas avec les EnR intermittentes
3) Expliquez-moi ce qui est faux dans mon propos. Parce que votre réponse est d’une navrante platitude, et ne présente aucune critique constructive. Auriez-vous peur, cher cheval volant, de la controverse ?

jipebe29 | 19 mars 2019 à 19h12
 
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@Pegase,
1) Vous ne savez pas me lire. Je n'ai pas remis en cause les compétences professionnelles de Karl Enkell. J'ai juste dit qu'il n'a pas de compétences dans le domaine scientifique.
2) Je n'en ai rien à cirer de la finance, sauf quand elle a des impacts négatifs sur le pouvoir d'achat des ménages, notre économie, l’environnement et la santé publique, ce qui est le cas avec les EnR intermittentes
3) Expliquez-moi ce qui est faux dans mon propos. Parce que votre réponse est d’une navrante platitude, et ne présente aucune critique constructive. Auriez-vous peur, cher cheval volant, de la controverse ?

jipebe29 | 20 mars 2019 à 09h47
 
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@jipebe29 :
lorsque vous écrivez par exemple "se poser de questions sur la pertinence des thèses hypothétiques du GIEC/IPCC" ou "[...] elle a des impacts négatifs sur le pouvoir d'achat des ménages, notre économie, l’environnement et la santé publique, ce qui est le cas avec les EnR intermittentes" ou encore "Ce réchauffement a quasiment cessé depuis le début des années 2000" alors que les météorologues enregistrent 9 des 10 années les plus chaudes de la planète sur la période 2000-2018, avec un record pour 2018, depuis le début des mesures météo (source : Météo France), il est limpide que votre propos est de s'inscrire en faux avec tout ce qui fait désormais consensus sur le changement climatique.
Faire dans la controverse est votre droit, certains en font d'ailleurs leur juteux fonds de commerce, mais il vous faudra bien vous rendre compte que la société a aujourd'hui des priorités bien plus prégnantes que de s'appesantir sur des doutes soigneusement façonnés, entretenus et distillés.
Vos allégations présentent de troublantes similitudes avec celles de Claude Allègre et là, le débat scientifique est clos depuis un petit moment déjà et cela en totale défaveur des thèses de M. Allègre.
Désolé donc, jipebe29, mais ça ne prend plus. Essayez sur les réseaux sociaux peut-être, ils sont plus perméables aux fake news.

Pégase | 20 mars 2019 à 14h54
 
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@Pégase
Connaissez-vous la taxe CSPE et le rapport de la Cour des Comptes qui dénonce les coûts pharaoniques de la transition énergétique ? Renseignez-vous et vous verrez que les EnR intermittentes et fatales sont une catastrophe pour notre pays. Selon une étude de l'IFRAP, les surcoûts de la loi de transitude énergétique se montent à 23 Md€ en 2016, et, si cette loi perfide perdure en l'état, ils se monteront à 70 Md€/an en 2030. De quoi faire imploser le pouvoir d'achat des ménages, la compétitivité de nos entreprises... et exploser notre dette souveraine.
http://www.ifrap.org/agriculture-et-energie/transition-energetique-dites-la-verite-aux-francais

jipebe29 | 20 mars 2019 à 15h50
 
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@Pégase.
Nous sommes sur un plateau de TMAG (température moyenne annuelle globale) depuis le début des années 2000. C'est ce que le GIEC appelle le "hiatus" ou "la pause", ce qui leur pose problème. Vous n’allez quand même pas réfuter ce que dit le GIEC dans l’AR5 (mais pas dans le résumé pour les décideurs, propagande oblige).

Toute année de ce plateau est évidemment un peu plus "chaude" de +0,7°C au maximum que les années de la période précédente depuis 1880. Ce n’est pas compliqué à comprendre. Quand on dit que la plupart des années du plateau sont les plus chaudes enregistrées, c’est un moyen perfide et déloyal de masquer le plateau.

Voici les courbes UAH et Hadcrut, qui montrent une tendance d’environ +0,1°C/décennie. http://www.woodfortrees.org/plot/uah6/from:2002/plot/uah6/from:2002/trend/plot/hadcrut4gl/from:2002/offset:-0.4

Vous verrez que 2018 n’est pas la plus « chaude », ce sont 2016 et 2017 à cause d’un El Nino très intense. Donc MF ment une fois de plus.

jipebe29 | 20 mars 2019 à 16h02
 
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@Pégase
Maintenant que j’ai réfuté votre propos sur l’évolution de la TMAG, et sur les EnR intermittentes, je constate que vous n’avez rien dit sur les 8 autres points de mes commentaires. J’attends donc que vous vous mettiez à l’ouvrage et que vous fassiez mouliner vos petites cellules grises.

jipebe29 | 20 mars 2019 à 16h08
 
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@Pégase
« ...un record pour 2018, depuis le début des mesures météo (source : Météo France) »
Ce n’est pas ce que montrent les courbes UAH et Hadcrut. Vous parlez sans doute des mesures de MF pour la France, ce qui ne veut rien dire au niveau global ?

jipebe29 | 20 mars 2019 à 16h11
 
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@jipebe29 : à la vue de vos réponses, je réitère ce que j'ai écrit plus haut, à savoir "quand des éléments techniques ne plaisent pas ou ne servent pas des intérêts catégoriels, on remet en cause soit les compétences professionnelles de l'interlocuteur, soit les sources qu'il a employé". Je dois avouer que vous pratiquez avec brio.
Et ne comptez pas sur moi pour aller chercher sur des sites machin-bidule-truc.com des infos fumeuses, je ne consulte que les sites d'organismes officiels qui me fournissent toute l'information vérifiée nécessaire. Libre à vous d'en contester la véracité, la portée, l'indépendance ou que sais-je encore, mais vous ne pourrez m'obliger à vous suivre dans votre entreprise de déconstruction de faits avérés.

Pégase | 20 mars 2019 à 20h39
 
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En l'occurrence, le "juteux" business est plutôt actuellement fait par les boîtes du genre de celle de Jancovici, qui connaît une prospérité navrante, ou bien encore de tous ces calculateurs d'empreintes carbone (sur la base de la foutaise créée par l'ADEME) ou les consultants greenwashers comme les Greenext ou encore de ceux qui vendent des indulgences avec l'escroquerie majuscule qu'est la fameuse (fumeuse) compensation carbone.
Sans parler des rédacteurs de rapports de "responsabilité sociale et environnementale" et, bien évidemment, des avocats spécialisés en environnement.
En voilà, de juteux business.
Mais les "méchants" ici dénoncés, dès qu'ils osent émettre le moindre doute, la moindre pensée critique quant à l'inanité de l'agitation climatique de notre pauvre pays, sont tous évidemment des suppôts du lobby pétrolier, chimique, industriel, agroalimentaire, etc. (barrez les mentions inutiles), des "négationnistes du climat" voués à être poursuivis en justice et internés immédiatement, dès que Pégase sera au pouvoir...
NB: J'ai même un ami écolo qui m'a promis de me cacher si cette horreur devenait réalité. J'assure mes arrières.
Excellente soirée.

Albatros | 20 mars 2019 à 21h19
 
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La Cause Climatique est miraculeuse: Fabius, l'homme du sang contaminé, est béatifié. Gore, le calotin anti-IVG, est sanctifié. Hulot, le VRP de Rhône-Poulenc, est béni. Sans parler de la Madone de la Banquise, carrément canonnisée.
Et le Pape, etc. Sans parler de l'illuminé qui nous dit que la Cause est incompatible avec la démocratie...
Et le moindre péquenot qui ose réfléchir deux secondes, sans prendre référence auprès des petits procureurs à la Foucart ou Vidard (qui sont scientifiques comme je suis danseuse de tango) se voit diaboliser immédiatement.

Albatros | 20 mars 2019 à 21h24
 
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@Pégase.
Nous sommes sur un plateau de TMAG (température moyenne annuelle globale) depuis le début des années 2000. C'est ce que le GIEC appelle le "hiatus" ou "la pause", ce qui leur pose problème. Vous n’allez quand même pas réfuter ce que dit le GIEC dans l’AR5 (mais pas dans le résumé pour les décideurs, propagande oblige) ? Toute année de ce plateau est évidemment un peu plus chaude de +0,7°C au maximum que les années de la période précédente depuis 1880. Ce n’est pas compliqué à comprendre. Quand on dit que la plupart des années sont les plus chaudes enregistrées, c’est un moyen perfide et déloyal de masquer le plateau. Voici les courbes UAH et Hadcrut, qui montrent une tendance d’environ +0,1°C/décennie. http://www.woodfortrees.org/plot/uah6/from:2002/plot/uah6/from:2002/trend/plot/hadcrut4gl/from:2002/offset:-0.4

jipebe29 | 21 mars 2019 à 09h27
 
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Cher Cheval ailé,
«...quand des éléments techniques ne plaisent pas ou ne servent pas des intérêts catégoriels, on remet en cause soit les compétences professionnelles de l'interlocuteur, soit les sources qu'il a employé" » C’est exactement la technique que vous employez et qui est largement utilisée par tous les alarmistes climatiques.

Comme vous n’y connaissez visiblement rien, je vous précise que le Hadcrut est LA référence du GIEC et UAH (Université d’Huntsville, Alabama) est une référence mondiale en ce qui concerne les mesures de température par satellites. Leurs courbes de température vous dérangeant, car non conformes au dogme de la Sainte Eglise Réchauffiste, vous mettez en cause leur crédibilité, donc vous faites exactement ce que vous me reprochez. Vous êtes l’arroseur arrosé et vous vous couvrez de ridicule. C’est très amusant.

jipebe29 | 21 mars 2019 à 10h29
 
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@jipebe29 : sachant que le ridicule ne tue pas, je ne suis pas très inquiet. Je le suis bien davantage avec vos thèses cherchant à remettre en cause le réchauffement climatique et discréditer les chercheurs et organismes qui travaillent sur ce sujet majeur car elles portent en elles les gènes mortifères du déni et de l'inaction face à une réelle menace pour des millions de gens. Et là, rien d'amusant, à mes yeux en tout cas.

Pégase | 21 mars 2019 à 12h12
 
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Cher Pégase,
Je vous signale que je ne présente pas de thèses, mais je cite de simples observations et éléments de bon sens, qui visiblement posent problème à vos croyances irrationnelles.
Votre dernier commentaire, c'est du psittacisme sur ce que vous avez déjà écrit. Je me demande si vos petites cellules grises ne sont pas victimes du redoutable virus delirium carbonum... Cela étant, vous n'avez toujours pas répondu à 8 points et vous n'avez pas répondu de manière intelligente à mes derniers commentaires. J'attends vos réponses, en espérant que vous retrouverez un minimum de bon sens et de logique, car, pour le moment, ces qualités sont absentes de tous vos propos lamentables.

jipebe29 | 21 mars 2019 à 14h57
 
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@jipebe29 : considérant pour ma part que la tonalité de vos derniers propos a franchi le cap de l'inacceptable, je vais m'en tenir là en ce qui concerne nos échanges sur ce fil. Pensez-en ce que bon vous semble.
Quand aux réponses à vos points, elles existent déjà, donnez vous juste la peine de les chercher, sauf à ce que votre mauvaise foi manifeste vous l'interdise.

Pégase | 21 mars 2019 à 15h32
 
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Le Monde a publié un article fort instructif sur les pratiques des grands groupes pétroliers ayant tout intérêt au contexte climatosceptique du moment

Pégase | 25 mars 2019 à 13h46
 
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@Pégase
"Quand aux réponses à vos points, elles existent déjà"
Vraiment ? Alors, prenez la peine de les citer, car pour le moment vous bottez en touche...

jipebe29 | 28 mars 2019 à 00h16
 
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