Trente-deux acteurs du bâtiment et de l'énergie appellent les nouveaux maires, « à faire de la rénovation énergétique une priorité de leur mandat », dans un manifeste (1) présenté le 16 avril. Parmi les signataires, on retrouve l'Agence de la transition écologique (Ademe), la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR) via son programme Actee, la Confédération des artisans du bâtiment (Capeb), la Banque des territoires via le programme EduRénov, ou encore l'Institut français pour la performance du bâtiment (Ifpeb), le réseau Cler et le Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (Cerema).
« Dans un contexte de crises énergétiques et climatiques », les signataires exhortent ainsi les élus à engager dès le début de leur mandat la rénovation énergétique de leur patrimoine bâti, en particulier celle des écoles et des établissements médico-sociaux/ Ehpad. « L'exemple frappant des fermetures des piscines en 2022-2023 et des écoles lors des canicules de 2025 l'a montré, rénover, c'est garder vos services publics ouverts. C'est aussi protéger les publics les plus vulnérables en assurant leur confort dans vos écoles comme dans vos établissements médico-sociaux », soutiennent-ils.
Le bâtiment représente, par ailleurs, le deuxième poste de dépenses des collectivités : « rénover permet donc de protéger les finances locales face à l'incertitude du prix de l'énergie », mettent-ils en avant. Cet investissement bénéficie, en outre, directement au tissu économique local : « chaque euro investi soutient des entreprises du territoire (architectes, bureaux d'études, entreprises de travaux) et des emplois non délocalisables », soulignent également les signataires.
La rénovation permet donc de réduire les consommations énergétiques tout en adaptant les bâtiments au climat futur. « Pour ce faire, elle doit combiner des actions de sobriété, d'efficacité et intégrer des énergies décarbonées et renouvelables », ajoutent-ils.






