

Cet arrêté approuve la révision de l’aménagement de la forêt domaniale de la Haye d’Aubenton (Aisne) pour la période 2024-2043. Il définit les orientations de gestion durable de ce massif forestier, en conciliant production ligneuse, préservation écologique, fonctions sociales et protection physique.
Le texte précise la composition actuelle de la forêt, dominée par des feuillus comme le chêne, le charme et le hêtre, ainsi que par des résineux tels que l’épicéa et le Douglas. Les peuplements seront gérés selon deux modes principaux : la futaie régulière ou en conversion sur une partie des surfaces, et la futaie irrégulière ou en conversion sur une autre. Les essences-objectif prioritaires, comme le chêne sessile et le Douglas, sont identifiées, tandis que certaines essences, jugées inadaptées à long terme, seront progressivement limitées.
La forêt est divisée en huit groupes de gestion aux objectifs distincts. Parmi eux, un groupe de régénération fera l’objet de coupes définitives suivies de plantations, tandis que des groupes d’amélioration et de futaie irrégulière seront soumis à des coupes périodiques. Des îlots spécifiques, dédiés au vieillissement ou à l’observation des essences face au changement climatique, sont également prévus. Une prairie humide sera maintenue en l’état pour favoriser la biodiversité.
Des travaux d’infrastructure, comme la création et la remise aux normes de places de dépôt de bois, sont programmés pour améliorer la desserte du massif. L’arrêté impose par ailleurs des mesures pour rétablir l’équilibre sylvo-cynégétique, notamment via une réévaluation annuelle des plans de chasse. La préservation de la biodiversité courante, des sols et des eaux de surface est également encadrée par des consignes nationales, incluant la conservation d’arbres à valeur écologique.
L’exécution de cet arrêté est confiée au directeur général de la performance économique et environnementale des entreprises et à la directrice générale de l’Office national des forêts. Il est signé par délégation par Marie-Aude Stofer, sous-directrice filières forêt-bois, cheval et bioéconomie.