

Cet arrêté, signé par la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature, établit un aménagement transitoire de crise pour la forêt domaniale de KEMBERG-LANGCHAMP (Vosges), touchée par des dépérissements liés aux sécheresses et aux changements climatiques. Valable pour la période 2024-2028, il vise à adapter la gestion forestière dans l’attente d’une stabilisation de la situation, sans réviser durablement l’aménagement existant.
Les objectifs de gestion initiaux, définis pour la période 2004-2023, sont maintenus, sauf pour les essences fortement affectées par les dépérissements. Dans ces cas, l’essence-objectif peut être remplacée par d’autres essences, prioritairement celles citées dans la directive régionale d’aménagement, ou par des essences expérimentales suivies par des organismes publics de recherche. Les choix tiennent compte des évolutions climatiques et des connaissances scientifiques récentes.
L’arrêté précise les modalités de gestion pour les cinq années à venir. Les groupes de gestion restent inchangés, mais les coupes de régénération non réalisées seront effectuées selon des critères d’urgence, d’impact sur les peuplements et de capacité à assurer les plantations nécessaires. Les durées de rotation des coupes sylvicoles peuvent être modulées en fonction de l’évolution des dépérissements, notamment pour les zones où le hêtre est affecté. Un programme détaillé des coupes est annexé à l’arrêté.
Des mesures complémentaires sont prévues pour préserver la biodiversité et l’équilibre sylvo-cynégétique. La réduction des populations de grand gibier est privilégiée, et les plans de chasse sont réévalués annuellement. La conservation d’arbres morts et la diversité des essences sont encouragées, tout en protégeant les habitats d’espèces protégées comme les rapaces ou les chauves-souris. Un bilan de l’application de cet aménagement sera réalisé dans un délai de cinq ans.
L’exécution de l’arrêté est confiée au directeur général de la performance économique et environnementale des entreprises et à la directrice générale de l’Office national des forêts, sous la délégation de la sous-directrice cheval de stofér.