

Cette instruction interministérielle, signée le 18 juin 2024 par plusieurs ministres dont ceux de la Transition écologique, de la Santé, de l'Éducation nationale et des Sports, établit un plan de gestion des vagues de chaleur pour anticiper et limiter leurs impacts sur la population, l'économie, la vie sociale et la santé animale. Elle s'adresse aux préfets, aux agences régionales de santé (ARS) et à divers services déconcentrés de l'État.
Le texte complète le dispositif sanitaire existant, notamment le plan ORSEC départemental, en introduisant des mesures opérationnelles à mettre en œuvre avant et pendant la période estivale (du 1er juin au 15 septembre). Il vise à préparer les territoires face aux risques accrus liés au changement climatique, tels que l'augmentation de la fréquence et de l'intensité des canicules. Les annexes détaillent des actions ciblées, comme l'amélioration des registres communaux pour les personnes vulnérables ou la sécurisation des lieux de baignade.
Parmi les mesures phares figurent la solidarité envers les personnes vulnérables (personnes âgées, sans-abri) et la protection des animaux. Les collectivités sont invitées à recenser les îlots de fraîcheur, à adapter les locaux d'examens et à sensibiliser les organisateurs d'événements sportifs ou culturels en plein air. Des recommandations spécifiques concernent la gestion de l'eau, la qualité de l'air et la prévention des incendies de forêt, avec des restrictions d'accès aux zones à risque.
L'instruction prévoit également des mesures de communication renforcées pendant les épisodes de chaleur, comme la diffusion d'informations sur les points d'eau et les espaces rafraîchis via les sites des préfectures et les médias locaux. Les transports en commun et les infrastructures ferroviaires doivent adapter leurs services pour limiter les risques sanitaires. Enfin, les organisateurs d'événements majeurs sont tenus de mettre en place des zones de rafraîchissement et des dispositifs de secours pour les participants et les spectateurs.