« Alors que 2024 a été décrétée Année de la mer par Emmanuel Macron, que fait la France ? Rien. Pis, elle trompe, elle intimide et elle fait diversion pour que rien ne change », se sont insurgées, à l’occasion de la Journée mondiale de l’océan, le 8 juin, les associations et personnalités adhérentes de la Coalition citoyenne pour la protection de l’océan. Dans une
tribune publiée par le journal
Libération, les signataires pointent
« l’instrumentalisation » par la France de ses engagements internationaux pour
« tenter de masquer ses actions diplomatiques néfastes » (comme celles envers les arrêtés de protection britanniques) et
« sa défense acharnée du statu quo » (en particulier, le soutien financier aux chalutiers).
Dans le même temps, Hervé Berville, secrétaire d’État chargé de la Mer et de la Biodiversité, a participé à la signature d’une
« Déclaration de paix à l’océan » lors d’une réunion des Nations unies au Costa Rica, en préparation de la grande conférence sur l’océan prévue à Nice en juin 2025. Les 26 pays volontaires (dont la France) promettent ainsi d’
« intensifier les actions transformatrices de l'océan », dont la ratification du Traité de protection de la haute mer (BBNJ), déjà adoptée le 29 mai par l’Assemblée nationale en France.