Telle est la conclusion provisoire, prononcée le 12 juin, de la Commission européenne dans son enquête menée contre l’industrie automobile chinoise. Cette investigation, l’une des nombreuses
procédures « antisubventions » lancées par Bruxelles ces derniers mois contre la Chine, considère que les aides publiques dont bénéficient les entreprises chinoises constituent une
« menace de préjudice économique pour les producteurs de véhicules électriques à batterie de l'Union européenne ». Dans ce cadre, et dans l’attente d’une réponse des autorités chinoises, la Commission prévoit d’appliquer, dès le 4 juillet, de nouvelles taxes d’importation (ou droits compensateurs) aux constructeurs suivants : BYD (17,4 %), Geely (20 %) et Shanghai Automotive Industry Corporation (38,1 %).