C’est l’augmentation de la taille des bateaux de croisière depuis 2000, selon un
rapport de l’ONG Transport & Environment (T&E). À ce rythme, en 2050, ils pourraient faire jusqu’à 345 000 tonnes et accueillir 11 000 passagers. Ils seraient alors huit fois plus gros que le célèbre
Titanic, alerte l’ONG. «
Les navires de croisière actuels font passer le Titanic pour un petit bateau de pêche. Jusqu'où ces géants peuvent-ils aller ? Les croisières sont le secteur du tourisme qui connaît la croissance la plus rapide », déplore Inesa Ulichina, responsable de la navigation durable chez T&E. Depuis les années 1970, leur nombre est passé de 21 à 515. «
Et ses émissions deviennent rapidement incontrôlables », précise Inesa Ulichina.
Pour amorcer la décarbonation de ce secteur très polluant, une partie de la flotte (38 %) navigue aujourd’hui au gaz naturel liquéfié (GNL). Mais, si le GNL émet moins de CO2 lors de sa combustion, il libère du méthane, un gaz à effet de serre plus puissant que le CO2, rendant ces navires plus nocifs encore pour le climat que les carburants traditionnels. Une question d’autant plus problématique que ces géants des mers sont actuellement exonérés de taxes sur le carburant, d'impôts sur les sociétés et de la plupart des taxes à la consommation auxquelles sont soumis les autres modes de transport. Une taxe de 50 euros sur un billet de croisière typique rapporterait 1,6 milliard d'euros au niveau mondial, qui pourrait fournir un financement pour le climat, selon l'analyse de T&E.