C’est la proportion de Français qui se disent préoccupés par les impacts des dérèglements climatiques déjà observés sur le territoire, selon le
sondage Ipsos-Cesi, publié ce mardi 22 avril à l'occasion de la Journée internationale de la terre. Ils sont 66 % (+ 2 % par rapport à 2024) à considérer que le Gouvernement manquerait à ses engagements vis-à-vis des citoyens s’il n’agissait pas. Mais cette prise de conscience ne se traduit pas par un désir d’action proportionnel : un peu plus de la moitié seulement qualifient le changement climatique de «
plus grande menace sanitaire pour l'humanité » (55 %) et 53 %, soit une baisse de 4 % par rapport à 2024, jugent que le pays «
devrait en faire plus » pour lutter contre ce danger.
L’explication réside peut-être dans leur scepticisme face aux mesures prises par les gouvernements et les entreprises dans ce domaine. Ils ne sont que 27 % à penser que l’État a un plan clair pour lutter contre le changement climatique et 15 % à faire confiance aux entreprises pour tenir leurs engagements. Près d’un tiers (31 %) juge négative la transition vers les énergies renouvelables et 37 % estiment que les fermes éoliennes offshore détruisent les écosystèmes. Près de six sur dix pensent que les véhicules électriques sont aussi mauvais pour la planète que les véhicules thermiques.