C’est l’estimation de la quantité de méthane (CH
4) émis dans l’atmosphère en 2024, uniquement par la production de pétrole, de gaz et de charbon, selon le dernier
rapport annuel de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) en la matière. Elle équivaut, peu ou prou, au record établi en 2019, mais prend en compte, pour la première fois, les émissions provenant des sites et mines abandonnés. À cela s’ajoute environ 20 millions de tonnes de CH
4 rejetées par
« la combustion incomplète de biomasse utilisée traditionnellement dans certains pays en développement ». Il s’agit d’une estimation basse, car malgré les rapportages nationaux, la littérature scientifique et l’observation satellitaire d’importantes fuites de méthane,
« très peu ou aucune émissions ne sont mesurées in situ
» – ce qui ne permet donc pas d’établir leur volume réel. En outre, même incomplète, la diversité des sources de l’AIE la conduit encore à une estimation
« 80 % plus grande » que ce que la majorité des pays attestent officiellement en application de la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique (Ccnucc).