Par un jugement du 30 avril 2026, le tribunal administratif de Toulon a annulé, à la demande de l'association One Voice, un arrêté préfectoral autorisant des tirs de défense simple en vue de la protection de troupeaux contre la prédation du loup.
Par un arrêté du 7 janvier 2025, le préfet du Var avait autorisé une éleveuse d'ovins et de caprins a réaliser des tirs de défense simple en vue de la protection de son troupeau pour la période du 1er janvier 2025 au 31 décembre 2029. L'association avait demandé au tribunal administratif de Toulon l'annulation de cet arrêté.
Le loup reste une espèce protégée, dont les conditions de dérogation à sa destruction sont régies par l'article L. 411-2 du code de l'environnement. L'arrêté du 21 février 2024, modifié par l'arrêté du 7 février 2025, fixe les conditions et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant la prédation du loup, notamment pour la protection des troupeaux. Cet arrêté prévoit la possibilité de réaliser des tirs de défense simple.
Pour annuler cet arrêté, le juge constate qu'il n'était pas démontré que des mesures de protection effectives et proportionnées avaient été prises pour défendre le troupeau. Ce faisant, la condition tenant à l'absence de solution alternative satisfaisante aux tirs de défense simple ne pouvait être regardée comme remplie.





