Les canicules s'intensifient en intensité et en durée et entraînent des effets sur la santé. L'été 2025 a été marqué par plus de 24 000 recours aux soins d'urgence et 5 700 décès attribuables à la chaleur, et classé au troisième rang des étés les plus chauds depuis 1900, selon le dernier bilan « chaleur et santé » publié par Santé publique France. Face à ces risques croissants, Santé publique France et ses partenaires lancent le réseau Chaleur-Santé-Bâti-Urbanisme.
Ce réseau vise à faire évoluer les pratiques professionnelles des maîtres d'œuvre et maîtres d'ouvrage impliqués dans les projets d'aménagement, de construction et de rénovation, afin de définir des projets résilients aux fortes chaleurs, explique l'organisme. « L'enjeu du réseau est que ses membres valorisent et accompagnent les données probantes au moyen des ressources mises à disposition pour qu'in fine, les maîtres d'œuvre et maitres d'ouvrage des secteurs de l'aménagement urbain ou de la construction/rénovation des bâtiments (élus, agents des collectivités territoriales, architectes, urbanistes, aménageurs, bailleurs sociaux, ingénieurs et promoteurs) intègrent encore davantage la dimension santé dans leurs projets ». Et pour ce faire, le réseau est décliné en quatre axes : fournir des données accessibles et actualisées sur l'enjeu chaleur-santé-bâti-urbanisme, définir des critères d'atteinte de l'objectif commun pour évaluer l'efficacité des actions menées, créer et renforcer le lien entre les acteurs de la santé et du bâti/urbanisme, et développer des actions communes pour compléter les données existantes.
Lors de la journée de lancement du réseau, le 30 mars dernier, les acteurs présents ont élaboré des indicateurs communs pour faire évoluer les pratiques professionnelles vers des projets plus résilients face à la chaleur. Des leviers ont d'ores et déjà été identifiés pour surmonter les difficultés rencontrées sur le terrain.
« Le but est d'accompagner des politiques publiques d'aménagement urbain et des projets d'urbanisme pour limiter les risques (pollution, bruit, chaleur, isolement) et encourager les facteurs favorables à la santé (mobilité active, accès aux soins et espaces verts, accès aux lieux frais) tout en réduisant les inégalités sociales et territoriales », conclut Santé publique France.






