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Actu-Environnement

Eau et assainissement : la Cour des comptes appelle à des évolutions sur la tarification

Eau  |    |  D. Laperche

« La répartition actuelle de la charge de financement des services publics de l'eau, de l'assainissement (…) appelle un réexamen par les collectivités et par l'État », interpelle la Cour des comptes dans son rapport (1) sur la tarification des services publics. Par les collectivités pour développer les tarifications incitatives à la sobriété environnementale, par l'État afin notamment de mettre plus fortement à contribution les pollueurs à l'origine d'une part importante des coûts et des besoins d'investissement des services ».

La Cour recommande ainsi aux collectivités de mettre en place des tarifs progressifs ou proportionnels à la consommation. Elle rappelle dans le même temps l'effet ciseaux auquel sont confrontés les services publics de l'eau et de l'assainissement et la nécessité de revoir le modèle de financement. Elle constate également l'harmonisation difficile des tarifs eau et assainissement au sein des intercommunalités après le transfert de compétence. « Les collectivités devraient, à la suite du transfert des compétences « eau » et « assainissement » à l'intercommunalité, organiser un débat sur les tarifs et harmoniser ces derniers dans un délai circonscrit, par exemple, à six années », préconise-t-elle.

Autre enjeu : la mise à niveau de la gouvernance des tarifs. « Les collectivités doivent tout d'abord veiller à exercer pleinement leur compétence tarifaire, y compris lorsqu'elles délèguent la gestion du service public à une entreprise privée, souligne la Cour. Quel que soit le mode de gestion du service public, il importe aussi qu'elles assurent la transparence des tarifs pour leurs usagers comme pour leurs élus (..) Il convient enfin que les collectivités fondent leurs décisions tarifaires sur des données complètes et fiables de coûts de revient et disposent d'éléments de comparaison pertinents avec les autres collectivités ».

La Cour recommande également de consolider l'exhaustivité et la fiabilité des données des observatoires nationaux de l'eau et l'assainissement notamment à travers un plan d'actions qui améliorerait la disponibilité des données.

1. Consulter La tarification des services publics locaux
https://www.ccomptes.fr/fr/publications/la-tarification-des-services-publics-locaux

Réactions2 réactions à cet article

Sur le plan juridique, rien de nouveau, le principe polueur payeur est toujours d'actualité, mais dans l'execution on en est trés loin.
Quelle municipalité va oser imposer à ses industriels de contribuer au cout de la dépollution?
Pire encore, comment faire payer aux agriculteurs les consequences générées par les pesticides quand la pollution est diffuse et partagée. La cour des comptes pourrait peut etre aller plus loin que le constat et avoir le courage de proposer des méthodes d'actions.

paco55 | 15 avril 2026 à 09h16 Signaler un contenu inapproprié

"Il convient enfin que les collectivités fondent leurs décisions tarifaires sur des données complètes et fiables de coûts de revient"
Dans notre commune, étant donné la très faible consommation d'eau, pour paliers au coût de revient de l'entretien des installations nous avions décidé d'un forfait unique pour tout les habitants (forte proportion de résidence secondaire consommant très peu). Sans relevé de consommation autre que le compteur général de départ. Tout le monde y trouvait son compte et cette solidarité nous permettait de boucler le budget
On nous a interdit l'utilisation du forfait et obligé a facturer au m3 avec un forfait légal correspondant à 40% du tarif pour 120M3. Du coup on a divisé les recettes par 2 et augmenté l'entretien (relevé de compteur, remplacement périodique obligatoire des compteurs,...)
On a laissé aux commune la gérance de l'eau mais avec des contraintes qui les poussent vers la pénurie financière. Chaque commune est unique, laissez leur gérer leurs compétences. l'autonomisation des communes à travers le partage de leurs connaissances et le respect de leur consentement préalable, libre et éclairé favorise le sentiments d’être reconnu comme citoyens impliqué dans la république.
Laissez la gérance de l'eau et dicter aux communes ce qu'elles doivent faire sans distinction de particularité, incite le citoyen à rejeter les gouvernants et à se détourné de la vie politique.

ouragan | 15 avril 2026 à 14h43 Signaler un contenu inapproprié

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