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L'ISO 50001, plus pérenne et vertueux que l'audit énergétique

Les entreprises ont tout intérêt à dépasser le cadre réglementaire des audits énergétiques et à mettre en place un système de management de l'énergie ISO 50001. C'est l'avis de Daniel Cappe, vice-président de l'ATEE.

Avis d'expert  |  Energie  |    |  Actu-Environnement.com

Environ 6.000 entreprises totalisant plus de 250 salariés ou plus de 50 millions d'euros de chiffre d'affaires et un bilan supérieur à 43 millions d'euros en France sont concernées par l'audit énergétique obligatoire instauré par la Directive européenne sur l'efficacité énergétique (DEE).

Cet audit, à renouveler tous les quatre ans, ne doit pas être regardé comme une contrainte, mais plutôt comme un tremplin vers une meilleure performance énergétique. Selon les estimations de l'Ademe, les gisements d'économies d'énergie se situent dans une fourchette de 5 à 20 % de la consommation d'un site.

Quatre points de vigilance pour réussir son audit énergétique

La réussite de l'audit énergétique implique une bonne préparation. La vigilance doit porter sur quatre points. Tout d'abord, l'audit implique une réflexion en amont, afin de déterminer des thématiques prioritaires. Le choix du prestataire réalisant l'audit est également important ; l'expert ne doit pas être sélectionné sur le seul critère du prix !

Un audit de qualité implique par ailleurs d'avoir nommé au sein de l'entreprise un référent énergie, interlocuteur principal du prestataire et coordonnateur de l'opération. S'il n'exerce pas forcément sa mission à plein-temps, le référent énergie doit néanmoins, s'il n'a pas une formation de base technique, bénéficier d'une formation adaptée à cette fonction. Enfin, l'engagement de la direction de l'entreprise/du site est également essentiel.

Privilégier la qualité

Les premiers audits, réalisés en 2015, sont à renouveler d'ici décembre 2019. Dans ce contexte, le risque majeur serait de vouloir missionner trop rapidement un prestataire pour se mettre en conformité avec la réglementation. L'ATEE encourage les entreprises à ne pas se focaliser sur le calendrier, mais à privilégier un audit de qualité, quitte à prendre contact avec leur Dreal pour négocier un délai supplémentaire.

Les audits énergétiques doivent être établis selon la méthode décrite par les normes européennes EN 16247. Pourtant, l'Ademe a relevé qu'une partie des audits sont de faible qualité, la plupart proposant un nombre d'actions et d'investissements insuffisants. Résultat, les entreprises ne tirent que peu de profit de la démarche.

Un audit c'est bien, un système de management de l'énergie c'est mieux

L'étude des différents postes consommateurs d'énergie dans le cadre de l'audit obligatoire doit mettre en évidence des gisements d'économies d'énergie et déterminer des actions et les investissements envisageables pour les exploiter aux meilleurs coûts.

Cependant, malgré leur bonne volonté, les entreprises courent le risque d'être rattrapées, entre chaque audit quadriennal, par les tâches opérationnelles et de pas avoir le temps disponible pour mettre en œuvre les pistes proposées.

Plutôt que de mobiliser en interne les services tous les quatre ans, le mieux est encore d'engager une démarche permanente et vertueuse. La mise en place d'un système de management de l'énergie, SMEn, certifié ISO 50001 remplit cette fonction.

C'est une démarche volontaire qui, contrairement à une idée reçue, n'est pas difficile à réaliser. Le SMEn est basé sur un principe d'amélioration continue. Il implique, en plus d'un état des lieux des usages énergétiques et une planification/ hiérarchisation des actions à conduire, une méthode et une visite d'évaluation annuelle avec un certain nombre d'objectifs à atteindre.

A noter que les entreprises ayant adopté un système de management de l'énergie ISO 50001 sont exonérées de l'audit énergétique obligatoire.

Soutien financier aux entreprises pour adopter la norme ISO 50001

Les entreprises qui mettent en place un système de management de l'énergie ISO 50001 peuvent bénéficier d'une prime de 40.000 euros dans le cadre du Programme national PRO-SMEn.

La prime est versée sur demande, une fois le certificat ISO 50001 obtenu. 140 entreprises ont déjà reçu la prime et le fonds du Programme permettra de soutenir plusieurs centaines d'autres entreprises d'ici 2021.

Avis d'expert proposé par Daniel Cappe, vice-président de l'ATEE

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