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Actu-Environnement

Qualité de l'air : la France respecte les normes actuelles mais devra réduire ses émissions d'ici 2030

Risques  |    |  F. Roussel

Les points à retenir

  • Dix-sept agglomérations dépassent déjà le futur seuil européen de NO2 pour 2030.
  • La France devra réduire ses rejets de 10 à 30 % supplémentaires d'ici 2030.

La qualité de l'air continue de s'améliorer en France, confirme le bilan 2025 (1) publié par le service statistique du ministère de la Transition écologique (SDES). Depuis 2000, les émissions d'oxydes d'azote (NO2) ont baissé de 64 %, respectivement 51 % et 57 % pour les particules de diamètre inférieur ou égal à 10 µm (PM10) et celles de diamètre inférieur ou égal à 2,5 µm (PM2,5) et 89 % pour le dioxyde de soufre (SO2). Les normes en vigueur sont presque partout respectées. En 2025, seules quatre agglomérations (Paris, Marseille, Montpellier, Perpignan) dépassaient la valeur limite annuelle de dioxyde d'azote, fixée à 40 µg/m³. Pour les particules PM10, seule Mamoudzou, à Mayotte, dépasse la norme journalière. La source la plus probable serait la remise en suspension de particules au sol par le trafic routier (routes non goudronnées).

Mais la barre va monter. La nouvelle directive européenne, à transposer d'ici décembre 2026, abaisse fortement les valeurs limites à atteindre au 1er janvier 2030. En moyenne annuelle, elles passent à 20 µg/m³ pour le NO2 (contre 40), à 20 µg/m³ pour les PM10 (contre 40) et à 10 µg/m³ pour les PM2,5 (contre 25).

Avec ces futurs seuils, le tableau change. En 2025, les moyennes annuelles mesurées en « fond urbain », loin des sources directes de pollution, atteignent jusqu'à 27 µg/m³ pour le NO2, 22 µg/m³ pour les PM10 et 13 µg/m³ pour les PM2,5. Ces maxima dépassent tous les valeurs de 2030. Or près du trafic routier, le NO2 est en moyenne 1,9 fois plus élevé qu'en fond urbain. Sur les 28 agglomérations de plus de 250 000 habitants suivies, 17 dépassent les 20 µg/m³ de NO2 sur au moins une station, dont Paris, Marseille et Montpellier. Pour tenir les plafonds européens de 2030, la France doit donc encore réduire ses rejets d'oxydes d'azote et de PM2,5 de 10 à 30 % par rapport à 2024.

Reste l'ozone, très dépendant de la météo. Sur la période 2023-2025, 13 agglomérations dépassent déjà la valeur cible, qui tolère 25 jours de dépassement par an en moyenne. En 2030, ce plafond tombera à 18 jours.

1. Télécharger le bilan
https://www.actu-environnement.com/media/pdf/news-48682-Bilan-qualite-air-France-2025.pdf

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