

L’arrêté du 10 décembre 2024, pris par la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt, proroge et modifie l’aménagement de la forêt domaniale de BUREMONT (Nièvre) pour la période 2025-2029. Ce texte s’appuie sur plusieurs articles du code forestier et du code de l’environnement, ainsi que sur des directives régionales antérieures.
Il prolonge l’aménagement existant, initialement prévu jusqu’en décembre 2024, en raison de retards dans la collecte et le traitement de données LiDAR nécessaires à la révision complète du document. La forêt, d’une surface totale précisée dans le texte, est désormais divisée en trois ensembles : une série de production de bois d’œuvre, une série d’intérêt écologique particulier et un groupe nouvellement créé regroupant les emprises d’infrastructures et d’étangs. Les surfaces de ces séries sont ajustées par rapport à la période précédente.
Les objectifs de gestion, les essences cibles et les traitements sylvicoles restent inchangés, notamment la poursuite de la conversion en futaie régulière. La série de production est subdivisée en neuf groupes de gestion, dont les contours et les classements sont maintenus, bien que certaines surfaces soient recalculées. Le chêne sessile demeure l’essence principale, associé à d’autres feuillus et résineux. Un programme de coupes, détaillé en annexe, est établi pour la période de prorogation.
La série d’intérêt écologique particulier est maintenue en libre évolution naturelle, tandis que le groupe des emprises conserve sa vocation initiale. Des mesures sont introduites pour rétablir l’équilibre sylvo-cynégétique, avec une augmentation des plans de chasse pour certaines espèces, réévalués annuellement en fonction des observations. Le texte impose également le respect des consignes nationales de gestion pour préserver la biodiversité, les sols et les eaux de surface.
L’aménagement ainsi modifié est approuvé au titre de la réglementation Natura 2000 pour une zone spéciale de conservation désignée dans le texte. L’exécution de cet arrêté est confiée à la directrice générale de l’Office national des forêts et au directeur général de la performance économique et environnementale des entreprises.