

Cet arrêté, pris par la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature, proroge l’aménagement de la forêt domaniale de La Fresse (Jura) pour une durée de cinq ans, jusqu’au 31 décembre 2030. Il vise à maintenir un cadre de gestion durable en attendant sa révision complète, dans un contexte marqué par une crise sanitaire affectant les forêts de Franche-Comté, notamment en raison de sécheresses répétées et d’attaques de scolytes.
Les objectifs de gestion initiaux sont conservés, incluant la production de bois d’œuvre et de bois-énergie, tout en préservant les fonctions écologiques et sociales de la forêt. Cependant, des adaptations sont introduites concernant le choix des essences-objectif pour les parcelles en régénération, en raison des dépérissements touchant particulièrement le sapin pectiné et l’épicéa commun. Les essences de remplacement sont sélectionnées selon des critères prioritaires : conformité à la directive régionale d’aménagement, compatibilité avec les évolutions climatiques, ou expérimentation encadrée par des organismes de recherche forestière.
La structuration de la forêt en quatre groupes de gestion est maintenue, mais certaines coupes sont suspendues ou ajustées. Dans le groupe de régénération, les coupes d’ouverture sont reportées pour les unités non encore engagées, tandis que les coupes sanitaires sont privilégiées dans les autres groupes pour éliminer les bois dépérissants. Un écart minimal entre les passages en coupe est imposé, et les travaux de régénération naturelle ou de plantation sont réalisés selon les besoins, sous la supervision de l’Office national des forêts (ONF).
L’arrêté souligne également l’importance du maintien de l’équilibre sylvo-cynégétique, avec une réévaluation annuelle des plans de chasse en fonction des dégâts causés par le grand gibier, afin de favoriser la résilience des peuplements face aux changements climatiques. L’exécution de ces mesures est confiée au directeur général de la performance économique et environnementale des entreprises et à la directrice générale de l’ONF, Stofer.