

Cette décision du 24 octobre 2025 autorise la compagnie Ponant, représentée par M. Axel Moracchini, à organiser des croisières touristiques en Antarctique à bord du navire Commandant Charcot, entre le 31 octobre 2025 et le 17 mars 2026. Elle encadre strictement les activités pour préserver l’environnement et la biodiversité dans cette zone protégée, conformément au protocole au Traité sur l’Antarctique et aux dispositions du code de l’environnement.
L’autorisation couvre huit voyages et impose des obligations précises, notamment la transmission préalable des effectifs de passagers et d’équipage aux Terres australes et antarctiques françaises (TAAF). Le titulaire doit respecter les Lignes directrices pour les visiteurs en Antarctique, ainsi que les protocoles spécifiques aux sites visités, accessibles en français à bord. Un briefing obligatoire sur la réglementation et les mesures de préservation est exigé avant tout débarquement.
L’accès aux zones spécialement protégées (ZSPA) et aux sites historiques est soumis à des plans de gestion stricts, tandis que les débarquements opportunistes sur des sites non étudiés sont interdits. Les visites des stations scientifiques nécessitent un accord préalable, avec une exclusion explicite de la base de Dumont d’Urville. L’utilisation d’engins motorisés (hélicoptères, drones) est limitée à des fins sécuritaires, avec des restrictions en cas de présence de faune aviaire.
Des mesures rigoureuses sont imposées pour prévenir la propagation de l’influenza aviaire hautement pathogène et l’introduction d’espèces non indigènes. Cela inclut des protocoles de biosécurité détaillés (nettoyage des vêtements et équipements, décontamination) et l’interdiction de tout prélèvement de faune, flore ou minéraux. Une distance minimale avec la faune terrestre est fixée, et les immersions en présence d’animaux marins sont prohibées.
Le titulaire doit également respecter des règles environnementales, comme l’usage exclusif de produits biodégradables et l’interdiction de circuler sur la zone intertidale. Les projets scientifiques à bord doivent être déclarés, et un rapport post-visite, accompagné d’une note sur les mesures de biosécurité, doit être transmis aux TAAF dans un délai d’un mois après la fin des activités. Une communication responsable sur l’Antarctique est exigée, et le titulaire doit proposer des modalités pour embarquer des observateurs indépendants lors des prochaines croisières.