

Cette décision du 24 octobre 2025, prise par la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature, autorise la compagnie Exploris, représentée par Isabelle Vareille, à organiser des croisières touristiques en Antarctique à bord du navire Exploris One. L’autorisation couvre une période précise et concerne un nombre déterminé de voyages, conformément à la demande déposée.
L’autorisation est délivrée sous plusieurs conditions strictes visant à protéger l’environnement antarctique. Le texte impose le respect des Lignes directrices générales pour les visiteurs en Antarctique et des Lignes directrices pour la visite des sites, accessibles en français à bord. Un briefing obligatoire sur la réglementation et les mesures de préservation doit être assuré pour toute personne débarquant. Les accès aux sites historiques, monuments et zones gérées spéciales doivent se conformer à leurs plans de gestion respectifs, tandis que les débarquements opportunistes sur des sites non étudiés sont interdits.
Les visites des stations scientifiques nécessitent l’accord préalable de leur responsable. L’utilisation de drones est restreinte à des fins sécuritaires, avec des règles strictes en cas de présence d’oiseaux. Le texte encadre également les interactions avec la faune : une distance minimale doit être respectée, et toute perturbation ou prélèvement est interdit. Les immersions en présence d’animaux marins sont proscrites, et seuls des produits d’hygiène biodégradables peuvent être utilisés pour limiter les rejets polluants.
Des mesures de biosécurité sont imposées pour prévenir l’introduction d’espèces non indigènes, incluant le nettoyage approfondi des vêtements et équipements avant et pendant les voyages. La prévention de la grippe aviaire hautement pathogène est également encadrée, avec des protocoles de surveillance, de signalement et de décontamination. En cas de suspicion, tout débarquement est interdit. Un rapport de post-visite, détaillant les mesures mises en œuvre, doit être transmis aux autorités compétentes dans un délai fixé.
Enfin, la compagnie doit proposer des modalités pour embarquer des observateurs indépendants lors des croisières, en réponse à une réserve émise par le Comité de l’environnement polaire. Une communication responsable sur la préservation de l’Antarctique est également exigée. L’exécution de cette décision est confiée à l’administrateur supérieur des Terres australes et antarctiques françaises.