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Comment est née la notion Développement Durable ?

Le développement durable Actu-Environnement.com - Publié le 29/05/2006
Le développement durable  |    |  Chapitre 2 / 14
Le développement durable est une notion qui vient de l’extérieur, de l’international.
Tout commence véritablement dans les années 1960 avec les premières critiques du mode de croissance productiviste. Le Club de Rome, club d’industriels fondés en 1968, est à la tête de ce mouvement.

En 1971, les 24 pays membres de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economique) proclament le principe de pollueur-payeur.

En 1972, ils commandent une étude à une équipe du M.I.T. (Massachusetts Institute of Technologie) dirigée par Dennis Meadows. Ces chercheurs publient alors un ouvrage désormais célèbre qui a pour titre « Halte à la croissance ».
Face à la surexploitation des ressources naturelles liée à la croissance économique et démographique, cette association, prône la croissance zéro : seule croissance capable de concilier évolution démographique exponentielle et quantité limitée de ressources naturelles.
En clair, le développement économique est alors présenté comme incompatible avec la protection de la planète à long terme. En parallèle, face à la montée des mouvements sociaux qui intègrent largement les préoccupations environnementales, les premiers ministères de l’environnement sont créés au sein de différents gouvernements nationaux (1969 pour les Etats-Unis; 1971, pour la France).
C’est dans ce climat de confrontation et non de conciliation entre l’écologie et l’économie que se tient la Conférence des Nations Unies sur l'environnement de 1972, à Stockholm, en Suède. Les thèmes centraux de la Conférence étaient :
  • L'interdépendance entre les êtres humains et l'environnement naturel
  • Les liens entre le développement économique et social et la protection de l'environnement
  • La nécessité d'une vision mondiale et de principes communs
Des personnalités comme Maurice Strong, organisateur de la Conférence, puis le professeur René Dubos, Barbara Ward et Ignacy Sachs, insistent sur la nécessité d’intégrer l’équité sociale et la prudence écologique dans les modèles de développement économique du Nord et du Sud. Il en découlera la création du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) ainsi que le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).
Le concept d’écodéveloppement est alors mis en avant.

Mais plus le temps passe, plus la société civile prend conscience de l’urgence de mettre en place une solidarité planétaire pour faire face aux grands bouleversements des équilibres naturels. Ainsi, au cours des années 1980, le grand public découvre les pluies acides, le trou dans la couche d’ozone, l’effet de serre, la déforestation et la catastrophe de Tchernobyl !
L’ensemble de l’opinion publique a été sensibilisé au « problème du climat » en particulier par le risque de destruction de la couche d’ozone. Ce mouvement a été lancé à la conférence de Montréal en bannissant les CFCS. Ce fut une victoire symbolique majeure. Le problème de la couche d’ozone est présenté comme un mythe fondateur. Même si la preuve totale n’a jamais été faite, l’ensemble de la population mondiale y croit.
D’autres phénomènes se développent comme la biodiversité, le principe de précaution – la charge de la preuve n’appartient pas à l’accusation, la gestion des risques.

Dès 1980, l’UICN parle pour la première fois de Sustainable Development (traduit à l’époque par développement soutenable). Mais le terme passe presque inaperçu.

En 1983, l’ONU demande à Mme Gro Harlem BRUNDTLAND (ex-chef du gouvernement de Norvège) de présider une commission indépendante chargée d’enquêter sur la question de l’environnement global et le développement.

En 1987, cette commission remet le rapport dit « rapport Brundtland », qui a pour titre « Our common future » (« Notre avenir à tous »). Ce rapport introduit une rupture fondatrice dans la conception des gouvernements sur les relations entre l’environnement et les politiques publiques et prône le concept de « sustainable development », développement durable ou soutenable.

Reprenant ces thèmes, la Commission mondiale sur l'environnement et le développement (la Commission Brundtland) a rendu public, en 1987, un rapport demandant un développement qui permet de : ''répondre aux besoins du présent sans compromettre la possibilité pour les générations futures de satisfaire les leurs''.
La définition fait partie des modifications apportées à la Loi sur le vérificateur général qui ont permis de faire créer le poste de commissaire.
La Commission Brundtland a poursuivi en déclarant que ''... Le développement durable n'est pas un état fixe de l'harmonie, mais plutôt un processus d'évolution durant lequel l'exploitation des ressources, l'orientation des investissements, l'avancement du développement technologique et les transformations institutionnelles sont conformes à nos besoins aussi bien futurs que présents''.
Depuis cette date, le concept de développement durable a été adopté dans le monde entier.

C'est en juin 1992, au premier ''Sommet de la Terre'' organisé par les Nations Unies qu'est consacré le terme de ''développement durable''. 170 chefs d'états et de gouvernements signent un programme d'actions pour le XXIème siècle : l'Agenda 21 qui en dresse les objectifs.

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