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Le déboisement se poursuit à un rythme alarmant

Plus de 300 responsables gouvernementaux, dont 40 ministres chargés des forêts, se réunissent actuellement et jusqu'au 27 mai au Siège de l'ONU dans le cadre de la cinquième session du Forum des Nations Unies sur les forêts.

Biodiversité  |    |  Carine SeghierActu-Environnement.com
Plus de 300 responsables gouvernementaux, dont 40 ministres chargés des forêts, se réunissent actuellement et jusqu'au 27 mai au Siège de l'Organisation des Nations Unies dans le cadre de la cinquième session du Forum des Nations Unies sur les forêts.

Outre l'examen des progrès réalisés et des mesures à envisager, le Forum des Nations Unies sur les forêts examine l'efficacité du dispositif international concernant les forêts et les paramètres à prendre en considération dans l'élaboration d'un cadre juridique pour tous les types de forêts. Il traite aussi du renforcement de la coopération et de la coordination des politiques et des programmes.

Dans un rapport*, le Secrétaire général souligne le rôle essentiel des forêts dans la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement, mentionnant que près de 1,6 milliard de personnes sont encore tributaires, à divers degrés, des forêts pour assurer leurs moyens de subsistance. Les forêts fournissent des moyens de subsistance et des revenus à environ 350 millions de personnes vivant dans les forêts ou à proximité de celles-ci, et les industries forestières fournissent des emplois à quelque 100 millions de personnes.

Le déboisement se poursuit à un rythme alarmant, ce qui doit faire l'objet d'une attention constante de la part de la communauté internationale et conduire à renouveler de toute urgence les engagements pris à l'échelle mondiale en faveur de la lutte contre la déforestation. L'attention doit se concrétiser par le rétablissement des fonctions remplies par les forêts (production, protection et conservation, par exemple) au niveau de l'aménagement des sites, de la remise en état les terres dégradées, notamment par des plantations forestières, et de l'amélioration des conditions de vie des populations pauvres qui vivent dans les forêts et aux alentours, signale le rapport.

Dans les années 1990, la déforestation affectait 14,6 millions d'hectares par an. Grâce au boisement et à l'expansion naturelle des forêts, la surface déboisée ayant été réduite de 5,2 millions d'hectares / an. La plupart des pertes restent enregistrées dans les régions tropicales, alors que dans les régions non tropicales, les forêts gagnent du terrain naturellement (par exemple, dans les grandes terres agricoles abandonnées) ou grâce aux programmes de reboisement.

Après la présentation de ce rapport, la lauréate du prix Nobel de la paix, Wangari Maathai, s'est exprimée sur l'avenir de l'arrangement international sur les forêts. La forêt continue de se dégrader, en particulier en Afrique où, à l'instar du Kenya l'impact à long terme du déboisement des forêts a une action excessivement nocive sur l'équilibre biologique de l'environnement, a-t-elle soulignée et regrette qu'aucune action concrète décisive n'ait été mise en place malgré le Prix Nobel qui se voulait un signe fort en faveur de la démocratie et du développement. Elle a mis, en particulier, l'accent sur l'importance de la sauvegarde à tout prix de l'écosystème de la forêt du Congo.
Renouvelant son appel aux contributeurs internationaux, elle a indiqué que la protection de ces forêts contribuait à la stabilisation du climat, à l'absorption du carbone, à la lutte contre la désertification et l'érosion des sols.

Le Forum organisera le 18 mai une table ronde intitulée « Journée Asie-Pacifique », consacrée aux réalités régionales. Il tiendra un débat ministériel de haut niveau et un dialogue au sujet des principes d'action avec les chefs des organisations internationales, les 25 et 26 mai. Deux tables rondes sur « la remise en état des forêts dans le monde » et sur le « droit forestier et la gouvernance en vue d'un développement durable » auront également lieu au cours du débat ministériel de haut niveau.

Le Forum des Nations Unies sur les forêts, créé par le Conseil économique et social (ECOSOC), est un organe de haut niveau de coordination des politiques et de développement, qui se consacre aux questions touchant les forêts. Il constitue la principale composante de l'Accord international sur les forêts, destiné à encourager la bonne gestion, la conservation et le développement durable de tous les types de forêts.
Les prémisses du processus qui a abouti à la création du Forum remontent à la Conférence des Nations Unies sur l'environnement (CNUED) qui s'est tenue à Rio en 1992. Une « Déclaration de principes non contraignante appelant à un consensus global sur la gestion, la conservation et le développement durable de tous les types de forêts », également appelée « Principes forestiers », avait alors été adoptée. Le chapitre 11 d'Action 21, également adopté par les gouvernements au cours de cette même Conférence de Rio, indiquait notamment qu'« une action urgente est nécessaire pour protéger les forêts existantes » et « qu'un grand effort de renforcement des capacités est nécessaire de toute urgence pour que les pays puissent surveiller les forêts ». Un Groupe de travail international sur les forêts, créé par la Commission du développement durable en 1995, auquel a succédé en 1997 le Forum intergouvernemental sur les forêts (FIF), ont poursuivi le dialogue intergouvernemental engagé à Rio sur cette question.

*« Liens entre les forêts et les objectifs de développement convenus au niveau international, y compris ceux énoncés dans la Déclaration du Millénaire »

Réactions2 réactions à cet article

 
Kyoto et forêt

Est ce qu'il est pris en compte dans le protocole de Kyoto les surfaces forestières nationales?

nico | 23 mai 2005 à 18h36
 
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Ne voyez-vous pas le tronc dans vos yeux ?

Il me semble choquant que « nous » pays industrialisés (en grande partie), parlons de déboisement des pays du tiers-monde et de risque pour l’environnement de la planète. Nous cherchons à préserver les forêts du tiers monde du déboisement alors que c’est une partie de leur économie qui est fondé la dessus, et pire encore, les pays industrialisés sont les plus gros acheteurs de ce bois et encouragent donc au déboisement. Il y a là un décalage entre la volonté de notre politique de protection de l’environnement et la volonté de notre politique économique dans lequel importer du bois coûte moins chère. Nous nous occupons des forêts des autres mais les notre alors ? Et nos forêts ? Où sont nos forêts ? N’avez-vous pas vu toute l’étendue des forêts françaises au moyen-âge ? Il en va de même pour tous les pays qui se permettent de juger les pays du tiers monde. Malgré notre politique de reboisement et l’avancé naturelle des forêts cela reste insuffisant il faut accélérer le processus. Commençons par nous occuper de nous, commençons par donner l’exemple, en reboisant massivement nos terres ; et cessons de chercher du bois ailleurs. Nous Hommes du « Nord » avons besoins de bois. Nous ne déboisons pas chez nous mais chez nos voisins du Sud et nous osons faire des critiques. Non ! S’il y a un problème, c’est bien de notre coté, et c’est de notre coté qu’il faut orienter les recherches et qu’il faut chercher des solutions (c’est à dire à la source). Je vous propose une solution : reboisons massivement, faisons une culture du bois (boisiculture) et utilisons le bois cultiver chez nous, interdisons l’exportation et l'importation mais autorisons un échange bois à bois. Une partie de l’économie des pays tiers-mondistes et industrialisés se verra touché à mal mais cela préservera l’environnement et par la même occasion cela prolongera la durée de vie de l’humanité. Nous verrons alors jusqu’à quel point les pays seraient prêt à se sacrifier pour l’environnement.

Cirdan | 25 mai 2005 à 08h29
 
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