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Actu-Environnement

Le ministre de l'écologie lance une consultation des Français sur la nouvelle politique déchets

Alors que les quantités de déchets continuent à croître et que les coûts de leur gestion augmentent, le ministère de l'Ecologie lance une consultation publique sur les orientations prises dans le domaine des déchets pour les dix années à venir.

Gouvernance  |    |  Carine SeghierActu-Environnement.com
Le ministère de l'Ecologie lance une consultation publique sur les orientations prises dans le domaine des déchets pour les dix années à venir.
Sur la base des contributions, Serge Lepeltier annoncera les orientations de la nouvelle politique déchets lors des Assises nationales des déchets à La Baule les 20 et 21 septembre prochain.

Si la décennie passée a été marquée par d'incontestables améliorations – sensibilisation des Français au tri, forte diminution des quantités de dioxines émises par les incinérateurs, meilleure structuration de la gestion des déchets – un important travail demeure encore à faire, indique Serge Lepeltier.

En effet, des progrès ont été faits en matière de maîtrise du traitement des déchets, avec, par exemple, une division par 6 des rejets de dioxines par les incinérateurs entre 1995 et 2004, une division par 7 des émissions de plomb entre 1995 et 2003 et une diminution de l'impact environnemental des décharges mais des efforts restent à faire, en particulier pour encore améliorer la maîtrise de ces rejets et faire fermer les dernières décharges illégales. De plus, les quantités de déchets produites continuent de croître et les coûts de gestion ont très fortement augmenté. Une réduction à la source doit donc être menée conjointement.

Le ministère a retenu cinq principaux points pour la consultation :
- quels objectifs pour les 10 prochaines années ;
- comment diminuer la production des déchets;
- qui doit être responsable de leur élimination;
- comment mieux gérer les déchets d'un territoire
- comment améliorer l'information des Français.

En attendant les résultats de cette consultation, Serge Lepeltier devrait recevoir notamment des représentants d'élus, de professionnels et du milieu associatif et fera part de ses premières analyses à l'occasion de la clôture du colloque Déchets et territoires organisé par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME) les 22 et 23 juin 2005.

L'Agence de l'Environnement avait alarmé en mars dernier à l'occasion deux journées techniques sur le thème de la réhabilitation des décharges à l'optimisation des centres de stockages de déchets sur la nécessaire ouverture de nouveaux centres de stockages étant donnée que l'épuisement des capacités actuelles et la fermeture des sites fait craindre des risques de pénurie dans certaines régions dans les dix ans à venir.
L'agence avait souligné que même avec un effort significatif de prévention de la quantité de déchets produits et la poursuite de la progression des filières de recyclage, de valorisation et de traitement, les centres de stockage gardent une place importante dans tout schéma de gestion global des déchets.
Selon L'ADEME, pour prendre en compte les préoccupations légitimes des citoyens et une meilleure appréhension des centres de stockage par le public, l'ouverture de ces nouveaux centres de stockages devait ce faire en concertation avec l'ensemble des acteurs.

Les contributions sont attendues pour le 8 juillet 2005 au plus tard et sont à transmettre à l'adresse électronique suivante : consultation-dechets@ecologie.gouv.fr.

Réactions8 réactions à cet article

 
Vérité sur le point vert

Bonjour,

Quand dira-t-on publiquement que le logo "point vert" apposé sur 99 % des emballages NE SIGNIFIE PAS R E C Y C L A B L E ? ?
Il signifie uniquement la contribution de 4 cts d'Euro en moyenne de l'industriel à eco emballage.
Cette omission ENCOURAGE la consommation d'emballages qui plus est inutile ...car TOUT le monde pense que c'est un emballage RECYCLABLE ...
Comment voulez-vous changer le mode de consommation avec de tels arguments ?
Un éco-citoyen qui espère un jour que la vérité éclate

Rémifasol | 26 mai 2005 à 11h39
 
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Re:Vérité sur le point vert

0/ Sur le fond je suis bien d’accord
1/ Le point vert peut être de toutes les couleurs. La priorité avant de mener toute action, c’est de peser ses mots ; C’est une TCR (une taxe contribution au recyclage).
2/ Ca n’est pas 4 centimes d’euros, mais 4 centimes d’ex-francs, sauf erreur ;
3/ dans les pays où on a eu le courage (Belgique, Allemagne ….) de taxer plus, on a obtenu de meilleurs résultats.
On a pu continuer ou créer l’usage de la consigne quand il est pertinent. On a facilité le succès des recharge que préconise FNE irréaliste ment à cette date puisqu’on en trouve peu.

En république tchèque on récupère les consignes dans les superettes , Pour combien de temps encore avant que les pratiques commerciales ne dissuade ce comportement responsable

constructif | 26 mai 2005 à 12h38
 
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Faites comme je dis ....

Le colloque non colloquant ADEME passé auquel il est fait allusion a été très mal conçu, avec trop d’intervenants et trop peu de place pour le dialogue avec la salle. Et on n’y a pas servi en tribune, pour le moins, de l’eau du robinet ;

Je l’ai souligné et j’ai essayé de mener une action simple et réaliste pour le colloque toujours mal organisé suivant surtout pour ce problème exemplaire de l’eau du robinet de paris qui est bonne. Hélas … pas de réaction des "sponsors" contactés et même de la société "Eau de Paris"

constructif | 26 mai 2005 à 12h43
 
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Re:Faites comme je dis ....

"L'eau du robinet est bonne", on aimerait que cela soit vrai, mais malheureusement ceux qui l'affirment se réfèrent toujours à leur teneur en sels minéraux (nitrates compris) et leur non-contamination biologique, mais passent toujours pudiquement sous silence le problème des pesticides, qui polluent désormais 2/3 des nappes phréatiques dans lesquelles nous puisons notre eau du robinet.

Je n'ai jamais trouvé publié une seule fois (dans une mairie, dans un article grand public) un résultat de mesure des concentrations de glyphosate dans l'eau de robinet par exemple. Je sais juste par ouÏ-dire et de source informée (mais muette sur les résultats chiffrés) qu'elle est alarmante dans certains cours d'eau... Comment reprocher alors que des consommateurs inquiets se reportent sur des eaux de source de montagne (en hauteur pour limiter les risques ?) qui sont toujours vendues en bouteilles (mais sans indication de pesticides non plus !) .

Je suis désolée d'apporter un frein sur ce point à la prévention des déchets pour laquelle je milite également, mais il y a là un problème de santé publique totalement occultée par les pouvoirs publics, qui encouragent et poursuivent à tous niveau l'emploi de ces molécules toxiques (parfois simplement pour l'esthétique : espaces verts par les mairies par exemple) sans se préoccuper même de mesurer leur impact.

Je cesserai d'acheter des bouteilles lorsque ces problèmes seront mis à plat et traités. Le plus tôt sera le mieux.

bofbof | 26 mai 2005 à 14h11
 
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Re:Vérité sur le point vert

Et à quoi sert l'argent collecté par Eco-embalage ?

On a le droit de savoir où vont ces 0.04 cts puisque c'est nous les consommateurs qui le payons aux industriels en achetant leurs produits; et ces industiels qui le versent à Eco-emballage.

ogier.jean | 26 mai 2005 à 14h39
 
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Re:Vérité sur le point vert

Le point vert est une taxe indispensable pour le bon fonctionnement des collectivité locale.
L'agent collecté auprès des indistriels et reverser au collectivité pour aider à la collecter et au traitement de ces emballages. il est vrai que le taxe n'est pas élevé mais elle reste quand meme utile!!
le probleme qui peu se posé maintenant c'est sur le nouveau barème d'écoemballage, qui pénalise les collectivité qui tri beaucoup par rapport au collectivité qui tri peu.
Autre point aussi et beaucoup plus grave celui ci c'est le probleme des courrier non adressé qui eu ne pays aucune taxe et qui se retrouve pourtant au mieu dans le tri et au pire dans les poubelle ou dans la nature!!

ludopienne | 26 mai 2005 à 15h52
 
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Re:Vérité

Le point vert OK avantages, inconvénients, mais en dehors du faite qu'il contribue à "mieux éliminer" les QUELQUES emballages recyclabes le problème n'en demeure pas moins la réduction de ces déchets.
Pour ma part, il me semble que tant qu'il n'existera pas de réelles contraintes financières pour dissuader les fabricants et les distributeurs de sur-emballer de sur-médiatiser les produits nous resterons des consommateurs impuissants à qui ont fait payer le surplus.
Hier un NON est passé un NON dit de l'antilibéralisme qui doit établir "un changement radical" de politique. La première chose est donc de concidéré la population n'ont pas comme un ensemble de consommateurs mais comme à des individus ayant des besoins naturels.
Arreté de nous dire que quand t'achète pas la lingette jetable pour nettoyer les chiotes aves le PQ parfumé et avec motif pour sentir bon de l'anus. eh ben t'es con!
Un vrai politique de limitation des déchets passe par une réorganisation de la consommation. Certains distributeurs l'on compris et il vendent des produits locaux se qui diminu le transport les coûts et bien sur fait marcher l'économie locale. Bien sur, tant qu'il y aura des cons qui achèterons des pastèques et des melons au mois de janvier, on y arrivera pas...
Mais lançons de tels débats public 55% qui dit NON c'est bien que certains se remettent en question.
Les grands patrons sont les grands dirigeants alors comment pourraient-ils s'imposer des contraintes qui vont contre leur profit personnel ?!
C'est à la population de réagir dénonçont, militons, dérangeons PROPOSONS car c'est à nous de faire sinon personne le fera.
Un dernières exemple la taxe Teubin présenté par Chirac au sommet de Davos et ben ça sa permettrait de taxer ses transactions financières et les recettes comparées au point vert seraient énormes et espérons le pas répercutées...
à + dans le bus

alterludopien | 30 mai 2005 à 13h00
 
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Eau du robinet et pesticide....

J'ai envoyé une copie du message précédent à Eau de Paris
et on m'a répondu ceci


Je tenais à vous remercier de votre message. Il est vrai que les nappes souterraines sont aujourd'hui polluées par les pesticides et par leurs produits de dégradation. Nous avons à en souffrir et à ce titre menons des actions de prévention. Ce sujet est largement évoqué par nos soins auprès des instances sanitaires et environnementales mais également du grand public. Ces actions portent leurs fruits dans la mesure où elles ont contribué à faire interdire certains produits et à sensibiliser agriculteurs, sncf, sociétés d'autoroutes et usagers sur les risques liés à l'utilisation des désherbants.
Aujourd'hui, nous traitons ces eaux grâce à deux nouvelles unités d'affinage de Longueville et de Sorques. deux autres sont en construction à Saint-Cloud et L'Hay-les-Roses. Nous vous ferons parvenir les dépliants correspondants, diffusés pendant les travaux aux riverains.
L'eau délivrée à Paris est potable. La diversité de nos ressources nous permet en effet de prélever les eaux non polluées dans le milieu et de mener sur celles polluées des actions pour un retour à l'état naturel. il n'y a donc pas lieu de consommer des eaux embouteillées.
espérant avoir répondu à vos interrogations, je vous prie de croire, Monsieur, à l'assurance de mes salutations distinguées.

Armelle Bernard-Sylvestre

b.sylvestre@eaudeparis.fr

eco-constructif | 02 juin 2005 à 10h25
 
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