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L'UICN souhaite sensibiliser les parlementaires à la préservation du patrimoine environnemental français

L'UICN souhaite accroître la sensibilité des parlementaires qui ne sont 5% à placer l'environnement biodiversité parmi les priorités de l'action du gouvernement, alors que France figure parmi les premiers au rang mondial des espèces menacées.

Biodiversité  |    |  Carine Seghier  |  Actu-Environnement.com
À l'occasion de la semaine du développement durable organisée du 30 mai au 5 juin 2005, le Comité français de l'Union mondiale pour la nature (UICN) a adressé un message et un document aux députés et sénateurs pour les sensibiliser à l'importance de la préservation de la biodiversité.
En effet selon une étude intitulée ''les parlementaires et l'environnement''*, seuls 5% des parlementaires considèrent dans ce domaine, la protection des paysages, de la faune et de la flore comme une priorité de l'action du gouvernement et pourtant c'est un sujet de préoccupation majeure des Français.

En adressant ce message aux députés, le Comité français de l'UICN souhaite mobiliser les parlementaires afin de réduire le décalage existant entre les attentes croissantes de la population et les réponses qui sont apportées face à la dégradation de l'environnement.
La stratégie nationale pour la biodiversité adoptée en février 2004, mais dont les plans d'action n'ont pas encore été validés par le gouvernement, ne pourra contribuer à remplir cet objectif que si elle bénéficie du soutien politique et financier nécessaire, selon l'UICN.

La France est au 4e rang mondial pour les espèces animales menacées et au 9e rang pour les plantes, selon la Liste Rouge de l'UICN. D'après, un document intitulé « La France et la biodiversité – enjeux et responsabilités », au cours des trente dernières années, elle a perdu 50 % de ses zones humides, et des espèces animales comme le bouquetin des Pyrénées ou le phoque moine de Méditerranée.
Seul 1,2 % de la superficie de la France est protégée par des parcs nationaux ou des réserves naturelles alors qu'un quart du territoire métropolitain est considéré comme écologiquement important.

Alors que les richesses écologiques d'outre-mer sont immenses, certains habitats naturels sont déjà dégradés et subissent de très fortes menaces. Ainsi les récifs coralliens sont endommagés à hauteur de 10 à 80 % selon les régions et, en Nouvelle-Calédonie, les forêts tropicales sèches ne couvrent plus que 1 % de leur superficie initiale.
Près de 40% des 102 orchidées de Guadeloupe sont menacées de disparition. Une cartographie détaillée des populations d'orchidées a permis d'identifier un total de 38 espèces menacées à des degrés divers, 4 étant déjà éteintes localement et 10 menacées mondialement d'extinction. La Guadeloupe compte pourtant un parc national depuis 1989, plusieurs réserves naturelles et une réserve mondiale de la biosphère, constate l'UICN.
L'outre-mer est également concernée par les pesticides et par d'autres pollutions : ainsi, le cas de la Guyane française est préoccupant avec les rejets de mercure liés à l'orpaillage.
Des plus et d'ici à 2050, l'augmentation moyenne de la température de 1,8 à 2 degrés, entraînerait dans certaines régions du monde, dont l'Europe, la disparition de 15 à 37 % des espèces vivantes et de profonds bouleversements écologiques. Les îles d'outre-mer sont particulièrement concernées dès aujourd'hui avec le blanchissement des coraux et, à terme, avec la hausse du niveau de la mer.
Le taux de disparition des espèces dans le monde est aujourd'hui environ 1.000 fois supérieur au taux naturel et la France n'est pas épargnée par ce phénomène.

Pour l'UICN, la protection de la biodiversité doit être renforcée à travers la création d'un réseau écologique national basé sur un ensemble représentatif d'aires protégées. En ce qui concerne l'outre-mer, la biodiversité est un enjeu économique, social et culturel majeur, mais la prise de conscience y est encore récente. Ainsi, de nombreux efforts de mobilisation sont encore nécessaires, estime l'UICN.
En tant que deuxième producteur agricole mondial, la France devrait promouvoir l'agriculture durable sur l'ensemble de son territoire, en renforçant les mesures agri environnementales et l'éco-conditionnalité des subventions agricoles.
La France est également au 4e rang européen pour le tonnage de poisson pêché et se doit d'assurer une gestion durable des espèces, compatible avec leurs capacités de renouvellement.
En tant que 1er importateur européen de bois tropical africain, la France devrait s'assurer que le bois provient de forêts gérées durablement et participer directement à la protection des forêts dans les pays africains.
Le pays doit continuer à appuyer les efforts internationaux pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre, estime l'UICN.

* Les parlementaires et l'environnement – D. Boy - Les cahiers du Proses (numéro 7).

Réactions1 réaction à cet article

 
aide protection forets dans le monde

Parler d'aide concernant les forêts africaines... et les forêts à Madagascar ou ailleurs... où ces gentils importateurs européens de bois tentent de ne pas payer la taxe à l'exportation sur le bois qui existent dans ces pays souvent bien pauvres et qui fait partie de leur seules ressources...!!!

lancelot du rallye | 22 septembre 2008 à 18h44
 
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