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Velcan Energy installe une centrale biomasse en Inde et en France

Dans le cadre du développement des ENR, l'Inde et la France font de la place à la cogénération d'électricité à partir de biomasse. La technique constitue une solution alternative à l'incinération, au compostage ou au stockage de déchets organiques.

Energie  |    |  Florence Roussel  |  Actu-Environnement.com
Avec une population d'un milliard de personnes, l'Inde est le sixième pays le plus consommateur d'énergie et doit faire face à une demande de plus en plus importante. En 2002, l'Inde importait 60% de ses besoins en pétrole et enregistrait un déficit d'approvisionnements en électricité de 1 500 GW (gigawatt)*.

Paradoxalement plus de 70% de la population de l'Inde vit toujours dans des secteurs ruraux et n'a pas accès à l'énergie et notamment l'électricité. Ce sont donc les grandes villes qui concentrent la production d'énergie et par là même les émissions de gaz à effet de serre. C'est pourquoi l'AIDER (l'Agence Indienne pour le Développement des Énergies Renouvelables) et le ministère indien en charge des sources d'énergie non conventionnelles misent sur les énergies renouvelables pour faciliter l'accès à l'énergie des populations rurales et limiter les impacts sur l'environnement avec comme objectif l'indépendance énergétique.

L'hydroélectricité est de loin la source prédominante d'énergie renouvelable en Inde (1/5 de la production totale d'électricité) mais une autre source comme la biomasse se développe. Les résidus agricoles, les résidus de bois ou la bagasse issue de l'industrie de la canne à sucre sont autant de sources d'énergie potentielles. De nombreux projets sont en cours en Inde pour développer des installations d'incinération de cette biomasse permettant la production d'électricité.
Ces centrales sont conçues pour optimiser le rendement énergétique grâce à un fonctionnement en cogénération : après séchage puis broyage, les résidus sont incinérés. L'énergie produite par la chaudière est utilisée d'une part pour générer de l'électricité (dans le turbo-alternateur) et d'autre part pour alimenter en chaleur ou en vapeur un réseau de chauffage ou une installation industrielle grâce à plusieurs systèmes de récupération.
C'est dans ce contexte que la société française Velcan Energy présentera au salon Pollutec 2005 son projet d'implantation d'une installation de cogénération dans l'Etat du Kamataka au sud-ouest de l'Inde. Cette centrale d'une puissance de 7MW permettra de produire de l'électricité à partir de l'incinération de 70 000 tonnes par an de balles de riz. Elle produira ainsi 50 000 MWh à l'année soit l'équivalent de la consommation électrique de plus de 100 000 personnes.

Cette technique intéresse également la France. Lors de son passage au Salon des productions animales, en septembre 2005, le Premier ministre Dominique de Villepin a demandé au Ministre de l'Industrie de lancer un appel d'offres pour la production de 300 MW d'électricité renouvelable à partir de biomasse.
Un projet de ce type est prévu en 2006 dans les Landes dans la Communauté de Commune de Mimizan. Velcan Energy développera et exploitera une centrale de cogénération d'une puissance de 6 MW générés à partir de résidus végétaux.


*Données US Energy Information Administration

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Glossaire

Bagasse Gigawatt

Réactions4 réactions à cet article

 
Les pauvres en profiteront - ils?

Pour profiter de l'électrécité il faut pouvoir disposer d'un réseau de distribution (câblage aérien ou souterrain), d'avoir un compteur électrique pour mesurer la consommation et surtout la facturer, parler des pauvres en Inde pour justifier l'utilisation de la biomasse pour produire de l'énergie relève de l'escrocrie intellectuelle, ou j'ai rien compris et c'est possible je suis bête ou bien notre super-menteur a trouvé son successeur. En france sur le plan écologique cela pourrait - être une excellente idée.

Ghislain | 22 septembre 2005 à 17h26
 
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Re:Les pauvres en profiteront - ils?

Je suis d'accord avec toi.
Par contre, d'un point de vue technique, leur procédé n'est pas le seul procédé d'utilisation de la biomasse pour produire de l'énergie. Et qu'idalement, c'est pas une très bonne idée de bruler de la biomasse, car cela retire de la biomasse au cycle d'amendement organique des sols.

Il me semble plus cohérent de produire à partir de bomasse des biocarburants ou du biogaz qui produiront de l'énergie et un sous-produit organique compostable.

Mais c'est sur que c'est plus simple de bruler.

NodeR | 22 septembre 2005 à 18h02
 
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Echelle des chiffres

Déjà je pense que la consommation d'électricité en Inde se situe aux environs de 500 milliards de kWh pour une population d'environ 1 milliard d'habitants. l'importation d'électricité est de 1.5 Milliards de kWh soit 1500 GWh et pas 1500 GW comme indiqué.
C'est à dire que pour chaque habitant la consommation électrique (y compris la consommation urbaine/ industrielle associée à cet habitant) correspond à une lampe de 50 W qui serait alumée 7j/7 et 24h/24. En France la lampe serait de 800 W et aux USA le projecteur de 1.4 kW! donc les 100000 habitants du sud de l'Inde seraient seulement 7000 en France (et 3500 aux USA).
Sur un réseau rural il semble difficile d'approvisionner des très petits consommateurs d'électricité (à cause de la distribution), mais c'est encore pire pour la distribution de "chaleur" (vapeur)qui ne peut se faire que sur des réseaux courts, donc la majorité de l'énergie sera probablement à application industrielle, au mieux artisanale, d'autant que dans le sud de l'Inde il ne fait pas vraiment froid sur la durée de l'année et les foyers n'ont pas les réseaux et systèmes de chauffage connus en Europe du nord
Il existe en Inde une culture de la récupération et de l'energies bio, par exemple la récupération de bouses de vaches pour faire la cuisine ou du chauffage, ou encore, à diverses echelles de la récupération de biogaz à partir des eaux usées/toilettes (en France on utilise surtout ce biogaz pour chauffer les digesteurs qui servent à le produire et faire un peu d'électricité, et encore plutôt sur les grandes installations où l'investissement vaut le coup), mais là on en est tout juste à alimenter une minuscule veilleuse. Donc tant que les pauvres sont pauvres et se contentent de peu, ils resteront pauvres et nous laisseront notre lampe de 800 Watts et peut être celle de nos enfants. Mais il reste à trouver d'autres moyens pour leur permettre, s'ils le veulent, un accès sans douleur à un début de consommation

PhB | 22 septembre 2005 à 23h50
 
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Velcan

Utiliser les sous produits agricoles , oui, mais lesquels. La bagasse sert en grande partie pour le fonctionnement en autonome des sucrerie, donc quelle quantité résiduelle utilisable?
dans les pays pauvres, les s/produits de récoltes sont bégalement fondamentaux pour assurer une partie +/- grande de l'alimentation animale sur l'exploitation. Attention aux effets pervers si ces s/produits étaient monétarisés, au détriment d'un équilibre agri-élevage familial existant. Le cas au Niger de la monétarisation grandissante des pailles (herbes sèches) et des s/produits de récolte au profit des élevages urbains, montre l'impact sur le pastoralisme.
Small is beautiful, but...les disponibilités financières des ruraux leur donneront elles accès à une amélioration notable de leur cadre de vie et de production? produire de l'électricité oui, mais peuvent-ils l'acheter?

jeanpierre | 28 septembre 2005 à 17h18
 
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