En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Actu-Environnement

Les Français intègrent progressivement l'environnement dans leurs gestes et attitudes

Selon une étude de l'Insee, les pratiques environnementales s'intègrent de plus en plus dans la vie quotidienne des Français mais restent la particularité des ménages présentant une certaine aisance sociale et une sensibilité environnementale.

Gouvernance  |    |  Florence RousselActu-Environnement.com
En janvier 2005, l'Insee a réalisé une enquête sur les conditions de vie des ménages français en partenariat avec l'institut français de l'environnement (IFEN), l'ADEME et le Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable. L'étude des résultats, dévoilée récemment, permet de dresser un état des lieux des pratiques environnementales adoptées au sein des familles et d'analyser leur cohérence avec les opinions et les attitudes vis-à-vis de l'environnement. Quatorze pratiques écologiques ont été intégrées au questionnaire afin de caractériser le profil environnemental des ménages. Huit concernent des gestes concrets et six relèvent d'attitudes de vigilance de consommation de biens et d'énergie.

En ce qui concerne les gestes concrets, les comportements liés au tri des déchets figurent parmi les actes les plus couramment adoptés par les Français : 3 ménages sur 4 affirment trier régulièrement. Ces pratiques ont progressé de manière significative depuis 1998. Aujourd'hui, 71% des ménages déclarent trier régulièrement le papier, 73% les piles et 71% le plastique contre respectivement 36 %, 24 % et 20 % à l'époque.
Dans une moindre mesure, l'arrêt de la veille de la télévision ou l'utilisation d'un cabas pour faire ses courses semblent être des gestes assez répandus pour respectivement 69 et 63% des ménages interrogés.
En revanche, peu de ménages déclarent acheter des produits issus de l'agriculture biologique (21% seulement) ou équiper leurs luminaires d'ampoules basse consommation (15%).
D'autre part, une large majorité des ménages déclare faire attention à sa consommation d'électricité (84%) et d'eau (77%). Prendre en compte la consommation d'énergie lors de l'achat d'un appareil électroménager serait également une attitude courante pour 59% des ménages interrogés. Cependant, seuls 17% assurent porter une attention particulière à la quantité de déchets qu'implique l'achat de certains produits.

Dans l'ensemble, l'adoption de comportements et d'attitudes favorables à l'environnement s'observe plus fréquemment chez des ménages relativement « bien installés » dans la vie. L'âge de la personne de référence et la composition du ménage influenceraient plus particulièrement le nombre de pratiques adoptées. Parmi les ménages effectuant un petit nombre de pratiques environnementales (entre 0 et 6 sur les 14 sélectionnées), on retrouve plus souvent que la moyenne des personnes seules, qui ont entre 15 et 30 ans ou des familles monoparentales.
D'autre part, les ménages effectuant peu de pratiques semblent être plus souvent locataires (53 % contre 37 % au niveau national), alors que ceux qui ont fortement intégré l'environnement dans leurs gestes quotidiens seraient propriétaires et vivraient plutôt hors de Paris et de l'Île-de-France dans des villes de moins de 20.000 habitants.
Selon l'étude de l'Insee, la catégorie socioprofessionnelle serait également un critère important. La probabilité de déclarer peu de pratiques favorables à l'environnement est 2,35 fois plus importante pour les « agriculteurs, artisans, commerçants ou chefs d'entreprise » que pour les employés.
En revanche, les cadres, professions libérales et professions intellectuelles ainsi que les ménages les plus diplômés (ceux dont la personne de référence possède 3 à 4 années d'études supérieures) seraient aussi ceux qui effectueraient le plus de gestes concrets (7 ou 8). Ainsi globalement, un faible niveau d'études ou l'absence de diplôme serait un critère défavorable à l'adoption de pratiques environnementales.
Enfin, le revenu aurait son rôle à jouer : les ménages à faible revenu sont relativement peu nombreux parmi ceux qui effectuent 10 à 14 pratiques environnementales. L'adoption de pratiques environnementales serait ainsi liée à une certaine aisance sociale.

Des questions d'opinion ont été insérées dans l'enquête pour permettre de mesurer le degré de cohérence entre les pratiques déclarées et la sensibilité environnementale des individus. Les résultats semblent plutôt cohérents. Il apparaît que les personnes les plus concernées par l'environnement et qui estiment que nos modes de vie ont un impact négatif réel sur celui-ci appartiennent aux ménages qui déclarent le plus de pratiques environnementales. La plupart des gestes ont été intégrées par ce groupe et notamment les pratiques les moins répandues : l'achat de produits Bio, l'équipement en ampoules basse consommation ou l'attention à la quantité de déchets lors d'un achat.
Les individus ne se sentant pas ou peu concernés par l'environnement déclarent ne pas agir en sa faveur si cela leur prend du temps ou leur coûte de l'argent. Ainsi celles qu'ils déclarent faire régulièrement relèvent surtout de démarches liées à l'attention, avec un bénéfice économique à la clé. Mais on retrouve dans ce groupe les individus appartenant aux ménages ayant intégré le moins de pratiques environnementales.
Entre ces deux extrêmes, on retrouve des ménages globalement impliqués dans l'environnement. Ils affirment agir pour le protéger et en discuter de temps en temps au sein du ménage. Ces individus déclarent surtout des pratiques liées au tri des déchets et à l'attention.

Réactions4 réactions à cet article

 
Education

certains pourcentages laissent rèveurs !!!!
Il apparaitrait encore une fois qu'il
faille une bonne dose de réflection
pour intégrer une démarche écologique.
Eduquons donc vite nos enfants pour que cette démarche devienne plus naturelle.

kin
 
Signaler un contenu inapproprié
 
les ateliers de la gouvernance (Ecole de citoyens

Pouvez vous m'adresser le questionnaire exercé?
Merçi

Anonyme | 02 mars 2006 à 14h02
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:les ateliers de la gouvernance (Ecole de citoye

Bonjour,

Je n'ai pas à ma disposition le questionnaire de départ. Je peux juste vous préciser que les données sont issues de l’enquête sur les pratiques environnementales conduite en janvier 2005 par l’INSEE dans le cadre du dispositif d’enquêtes permanentes sur les conditions de vie des ménages (EPCV). Voir de leur coté s'il est possible de récupérer les informations.

Cordialement

F.LABY | 02 mars 2006 à 14h38
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:Education

Le problème est que ce n'est pas qu'une question d'éducation.. ces résultats nous le montre bien!! Si un geste vert coûte, il est "logique" que les citoyens à revenus faibles ne s'y tiennent pas.... la logique de la pyramide de Maslow est respectée... l'Homme agit selon la hiérarchie de ses besoins... nourriture, bien-être.... et vu qu'aujourd'hui "bien-être" ne rime pas dans la publicité, les médias, avec écologie... ce n'est pas une priorité...
Et c'est là également qu'apparait tout l'intérêt du développement durable... car l'on voit que les objectifs durable sociaux (apporter un bon niveau de vie à tout le monde) se conjugent parfaitement avec les objectifs environnementaux... alors oui, il faut éduquer, mais il faut également permettre aux français d'avoir les moyens d'agir....

greendays | 03 mars 2006 à 11h14
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réagissez ou posez une question à la journaliste Florence Roussel

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- disposant d'un porte-monnaie éléctronique
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partagez sur…