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Transmission de données météo à destination de l'Afrique

L'Organisation européenne de satellites météorologiques vient de lancer la transmission de données météo à destination de l'Afrique pour l'aider à faire face aux sécheresses, inondations et autres événements météorologiques extrêmes.

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53 pays africains équipés peuvent recevoir ces données en bande C via le satellite MSG-1, dans le cadre du programme d'exploitation expérimental PUMA (Prospection of the Use of MSG-1 in Africa). En Europe, les données de MSG-1 sont diffusées en bande Ku, mais en Afrique, la bande C a dû être choisie en raison des particularités météorologiques.
En effet, les fortes pluies subsahariennes bloquent la transmission dans la bande de fréquences utilisées pour le vieux continent. Les données peuvent être reçues en Afrique avec une parabole, un PC et quelques composants supplémentaires. Leur diffusion doit être assurée totalement début 2004.

PUMA apporte une assistance à 53 pays africains et à cinq centres régionaux en matière d'équipements, de formation et d'applications afin de les aider à mettre en place un réseau autonome de surveillance météorologique.

Le projet, qui concerne tous les pays subsahariens, bénéficie d'un financement de 11 millions d'euros de la Commission européenne et du Fonds de développement européen. L'accord de financement court jusqu'en 2005.

L'Organisation européenne de satellites météorologiques (EUMETSAT) et l'UE coopèrent avec l'Organisation météorologique mondiale (OMM) à l'entrée dans le projet du Maghreb et de l'Afrique australe. Enfin, le Royaume-Uni, la Belgique et la France contribuent au projet via leurs accords bilatéraux de coopération avec certaines nations africaines.

Un autre programme, AMESD (African Monitoring of the Environment for Sustainable Development/Surveillance de l'environnement en Afrique pour le développement durable), doit succéder au PUMA pour aider l'Afrique à améliorer la gestion de ses ressources naturelles.

Les observations satellitaires constituent un apport essentiel aux systèmes de prévisions météorologiques numériques et aident également les prévisionnistes à reconnaître le développement de phénomènes météorologiques susceptibles de causer des sinistres. La capacité des satellites météorologiques de rassembler des mesures à long terme de l'espace pour le soutien aux études de l'évolution climatique prend de plus en plus d'importance.

Par ses activités, EUMETSAT contribue à un système global d'observation météorologique satellitaire mis au point avec d'autres nations participant à l'aventure spatiale.
EUMETSAT est une organisation intergouvernementale créée par une convention internationale approuvée par 18 Etats européens: Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France, Grèce, Irlande, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni, Suède, Suisse et Turquie. Ces Etats financent les programmes d'EUMETSAT et sont les principaux utilisateurs des systèmes. EUMETSAT a également sept Etats coopérants (Slovaquie, Hongrie, Pologne, Croatie, la République de Serbie et Montenegro, Slovénie et la Roumanie ).

EUMETSAT a pour principal objectif la mise en place, le maintien et l'exploitation de systèmes européens de satellites météorologiques opérationnels et une contribution à l'étude du climat et à la détection des changements climatiques.

L'histoire de l'Organisation remonte au lancement du premier satellite Meteosat par l'Agence spatiale européenne en 1977. Le succès remporté par ce satellite incita à organiser une conférence intergouvernementale, dont les deux sessions se tinrent en 1981 et 1983; il fut décidé de créer une nouvelle Organisation. Celle-ci est devenue réalité avec l'entrée en vigueur de la Convention d'EUMETSAT, le 19 juin 1986. Avec un Secrétariat restreint, EUMETSAT hérita du programme Meteosat de l'Agence spatiale européenne. Ce premier programme était financé jusqu'en 1995 et rares étaient les fondateurs de la nouvelle Organisation prêts à miser sur sa pérennité au-delà de cette date.

En janvier 1987, EUMETSAT prenait officiellement le contrôle du système Meteosat et en 1991, un nouveau programme, destiné à assurer la continuité des opérations Meteosat jusqu'en l'an 2000, était lancé. Le programme Meteosat de seconde génération assurera la continuité des opérations Meteosat jusqu'en 2012 au moins, tout en améliorant considérablement la qualité des données. En 1995, les opérations Meteosat ont été transférées au propre Centre de contrôle des missions dans le nouveau Siège de l'Organisation.

En dix ans, EUMETSAT est devenue une organisation adulte, directement responsable de l'exploitation de ses satellites en orbite et dotée de nouveaux programmes chargés de garantir la continuité des observations. Dans le même temps, elle devenait l'un des principaux partenaires des systèmes satellitaires permettant une observation du globe terrestre dans son intégralité, octroyant à l'Europe la place qui lui revient en matière de surveillance climatologique et météorologique mondiale, aux côtés des Etats-Unis et de la Russie. Son succès a permis à l'Europe, mais aussi à de nombreux pays en développement, qui font confiance aux données et systèmes d'EUMETSAT, d'accéder aux données satellitaires, d'une importance vitale pour eux.

Le système Meteosat d'EUMETSAT a pour première mission d'assister les Services météorologiques nationaux (SMN) des Etats-Membres. Ces SMN distribuent, à leur tour, les images-données reçues à d'autres utilisateurs, notamment aux personnes chargées de préparer les bulletins météorologiques diffusés à la télévision, plusieurs fois par jour. Ceci permet de dire qu'une majorité de la population européenne utilise directement les images d'EUMETSAT.

Les SMN des états non membres sont la seconde priorité d'EUMETSAT. Ils bénéficient d'un accès préférentiel aux données Meteosat, dans le cadre d'une vieille tradition d'échange de données entre services météorologiques. Ils se servent également de ces données pour préparer les prévisions météorologiques et les diffuser auprès des téléspectateurs.

A ces deux catégories importantes d'utilisateurs s'en ajoutent de nombreuses autres. Les universités et les instituts de recherche comptent sur les données Meteosat pour mener à bien leurs travaux scientifiques et délivrer leur enseignement. Les entreprises commerciales recourent aussi aux systèmes Meteosat, soit en qualité d'utilisateurs (les compagnies aériennes par exemple), soit en qualité de prestataires de service (les chaînes de télévision ou les entreprises commerciales de prévision météo, par exemple). Des écoles, des clubs d'aviation, des ports de plaisance, ainsi que nombre de particuliers, se font installer de petits systèmes de réception. Au total, plus de 2000 systèmes ont été installés dans plus de cent pays, pour recevoir directement les données-images d'EUMETSAT. Près de 300, sur ces 2000, sont des Stations d'utilisateurs de données primaires (PDUS), installations hautement performantes qui doivent parfois verser une redevance annuelle pour obtenir une licence et accéder aux données.

Avec AFP

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