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Les éruptions des volcans favorisent le phénomène climatique El Nino

Les éruptions de volcans situés dans les régions tropicales favorisent l'apparition d'El Nino, un phénomène climatique dévastateur pour de nombreuses régions de la planète.

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Les éruptions de volcans situés dans les régions tropicales favorisent l'apparition d'El Nino, un phénomène climatique dévastateur pour de nombreuses régions de la planète, indique une étude parue dans le dernier numéro de l'hebdomadaire scientifique britannique Nature.

Une équipe de chercheurs sous la direction de Monsieur Adams à l'université de Virginie a cherché à dater des changements brutaux de climat du type El Nino en étudiant des carottes polaires et d'autres indicateurs climatiques (coraux par exemple). Ces chercheurs ont comparé ces dates à celles, établies par les archives depuis 1649, des éruptions volcaniques situés dans les régions tropicales.

Selon les chercheurs, il apparaît que : lorsqu' il y a eu une éruption volcanique, il y a deux fois plus de chances qu'un épisode El Nino se produise l'hiver suivant.
Les éruptions volcaniques modifient les interactions entre l'atmosphère et les océans, provoquant probablement un regroupement des eaux chaudes dans la partie centrale du Pacifique et un épisode El Nino.


Les éruptions volcaniques déversent de grandes quantités de poussière dans la stratosphère (haute atmosphère), empêchant les rayons solaires de parvenir jusqu'à la Terre et refroidissant l'atmosphère de quelques dixièmes de degré.
Le phénomène climatique El Nino s'accompagne d'une modification dans la circulation des vents et affecte l'ensemble de l'hémisphère sud.
Les vents qui soufflent normalement vers l'Ouest, poussant vers l'Australie et l'Indonésie les eaux chaudes, faiblissent ou s'inversent. Les eaux froides qui remontent habituellement le long de la côte américaine sont alors remplacées par des courants chauds. L'Equateur et le Pérou subissent généralement de terribles inondations. Par contre, lors du phénomène inverse, La Nina, la température de l'eau est inhabituellement basse.

El Niño et La Niña constituent deux éléments importants de la variabilité du Climat. Il s'agit de phénomènes océaniques, se traduisant :
-En période El Niño par des températures de surface (les quelques premières dizaines de mètres) anormalement chaudes dans le centre et l'Est du Pacifique autour de l'Equateur. Lors du dernier épisode (1997-1998), l'anomalie a atteint 4°C (moyenne sur le domaine 5S-5N x 150W-90W), et localement 5°C sur l'équateur dans le Pacifique Est au plus fort du phénomène en décembre 97.
-En période La Niña par des températures de surface dans la même zone anormalement froides.
Du fait du fort couplage existant entre océan et atmosphère, El Niño et la Niña constituent les deux états extrêmes de ce que l'on appelle l'oscillation australe, qui se traduit dans l'atmosphère par une variation à intervalles irréguliers (3 à 7 ans) du champ de pression moyen entre l'Ouest et le sud-est du Pacifique tropical. On caractérise ainsi souvent l'oscillation australe par la différence de pression entre Tahiti et Darwin en Australie. L'indice est <0 en période El Niño, >0 pendant La Niña.
On appelle souvent l'ensemble des phénomènes atmosphériques et océaniques ENSO (El Niño-Southern Oscillation en anglais).

Date des épisodes récents :

Niño: 1972, 1976, 1982, 1986, 1991, 1994, 1997.
Niña: 1970, 1973, 1975, 1988, 1995.

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