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Moins de plomb dans l'eau

A partir du 25 décembre 2003, la réglementation fixe de nouvelles normes : la teneur limite en plomb dans les eaux destinées à la consommation humaine passera de 50 µg/l à 25 µg/l.

Eau  |    |  Actu-Environnement.com
Le Décret n° 2001-1220 du 20 décembre 2001 relatif aux eaux destinées à la consommation humaine, à l'exclusion des eaux minérales naturelles (J.O n° 297 du 22 décembre 2001,page 20381) prévoit que la teneur limite en plomb dans les eaux destinées à la consommation humaine passera de 50 µg/l. aujourd'hui à 25 µg/l le 25 décembre 2003, puis 10 µg/l le 25 décembre 2013.

En France, l'eau destinée à la consommation humaine doit satisfaire à de nombreux critères :
- Des critères de santé publique : une eau sans risques pour la santé, même à long terme, selon le principe de précaution.
- Des critères de confort et de plaisir : eau agréable à boire, claire et équilibrée en sels minéraux.

Les critères peuvent être regroupés en 7 groupes de paramètres :
- Les paramètres organoleptiques, couleur, saveur, odeur et transparence de l'eau, n'ont pas de relation directe avec la santé.
Une eau peut sentir le chlore et être parfaitement consommable.
- Caractéristiques physico-chimiques acquises par l'eau au cours de son parcours naturel.
- Substances tolérées jusqu'à un certain seuil (fluor, nitrate) ou se limitant à un désagrément pour l'usager (fer).
- Substances toxiques dont les teneurs tolérées sont de l'ordre du millionnième par litre : plomb, chrome...
- Paramètres microbiologiques : bactéries et virus pathogènes sont exclus. Comme dans tout milieu vivant une vie bactérienne inoffensive et limitée est admise;
- Pesticides et produits apparentés sont limités à des doses infimes.
- Eaux adoucies : autorisées sous réserve d'une teneur minimale en calcium, magnésium, en carbonate ou en bicarbonate.

Ces normes de qualité très rigoureuses s'appuient sur les travaux médicaux de l'Organisation Mondiale de la Santé (O.M.S.) diffusant des recommandations sur les doses maximales admissibles à respecter, c'est-à-dire la quantité qu'un individu peut absorber sans danger, quotidiennement et tout au long de sa vie.

Le plomb est rarement à l'état naturel dans l'eau. il n'y en a pas non plus dans l'eau à la sortie des usines de traitement de l'eau potable et il est absent des canalisations du réseau public de distribution.

Les usines de production d'eau potable ont des traitements efficaces pour retenir les traces métalliques présentes dans les eaux superficielles. En outre, la contamination des nappes souterraines demeure en France exceptionnelle.

Aussi, en règle générale, l'eau introduite dans les réseaux de distribution publique a une teneur en plomb inférieure à 10 µg/l et même souvent inférieure à 1 µg/l. L'eau se charge donc en plomb au cours du transport vers le robinet de l'utilisateur.

En France, les canalisations en plomb ont longtemps été utilisées car elles sont étanches et suffisamment souples. Mais elles ont été progressivement remplacées et le plomb ne subsiste plus que dans les trois catégories de conduites que sont les branchements (raccordements entre la conduite et au compteur) d'une longueur comprise entre quatre et quinze mètres, les canalisations de liaison (reliant le compteur à l'habitation) et les tuyauteries des habitations. Ces trois éléments sont responsables de l'augmentation de la teneur en plomb dans l'eau.

L'acidité, la dureté, la température et le temps de contact du plomb avec la canalisation peuvent provoquer une corrosion plus ou moins importante entraînant la dissolution du plomb dans l'eau. L'utilisation des canalisations en plomb est aujourd'hui interdite.

C'est dans le cadre de cette nouvelle réglementation que la société Protec a présenté à Pollutec , le SA-1000, un appareil portatif qui permet, sur le lieu même du prélèvement, la détection immédiate du plomb et du cuivre présents dans l'eau.

Créée en 1997, la société Protec est spécialisée dans la protection et les technologies de l'environnement. Avec un effectif de 25 collaborateurs, Protec est présente à Palaiseau, Marseille et Montluçon. La société est agréée par le ministère de la Santé et la DGSNR. Ses laboratoires sont accrédités par le COFRAC. Dirigée par Pavel STREBER, Protec a réalisé un chiffre d'affaires de 4,2 millions d'euros en 2002.

Grâce à son électrode à couches multiples, le SA-1000 concentre et isole chaque métal contenu dans l'échantillon d'eau. L'appareil identifie ensuite ces métaux (plomb et cuivre) puis détermine leur exacte concentration. Les résultats précis de l'analyse apparaissent au bout de quelques minutes.

Après avoir traité l'échantillon d'eau par l'ajout d'une pastille spécifique, il suffit alors de plonger l'électrode dans l'eau. Les résultats apparaissent automatiquement.
Sur le site du prélèvement, les concentrations en plomb et en cuivre s'affichent sur l'écran de l'appareil en trois minutes environ. Ces données peuvent ensuite être imprimées ou téléchargées sur un ordinateur.
Le SA-1000 bénéficie de plusieurs années de recherche et développement et a déjà été testé auprès de nombreux professionnels.

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