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La pollution atmosphérique pose des problèmes de santé publique

Le programme Apheis a communiqué ,le 6 septembre, dernier les derniers résultats de l'évaluation d'impact sanitaire (EIS) de la pollution atmosphérique effectuée dans 26 villes de 12 états européens dont la France.

Risques  |    |  Actu-Environnement.com
Le programme Apheis (Air Pollution and Health: A European Information System) a communiqué, le 6 septembre, dernier les derniers résultats de l'évaluation d'impact sanitaire (EIS) de la pollution atmosphérique effectuée dans 26 villes de 12 états européens dont la France.

Les résultats de la troisième phase de ce programme confirment la conclusion d'Apheis-2 : la pollution atmosphérique continue de poser un problème de santé publique en milieu urbain en Europe.

Afin d'approfondir les résultats précédents, ce programme a inclus des données sur les particules (PM) 2.5 (particules d'un diamètre inférieur à 2,5 micromètres) et des PM10 (particules d'un diamètre inférieur à 10 micromètres). Il a également étudié les causes spécifiques de mortalité (cardio-pulmonaire et par cancer du poumon) et les données de mortalité totale. Et, en plus d'estimer les décès imputables à la pollution atmosphérique à un moment donné, Apheis-3 s'est attaché également à calculer les gains en espérance de vie dans le but de fournir une image dynamique des effets de la pollution sur la santé au cours de la vie.

Ainsi, le programme estime qu' 11 375 décès prématurés (dont 8 053 d'origine cardio-pulmonaire et 1 296 par cancer du poumon) pourraient être prévenus chaque année si l'exposition à long terme aux PM 2.5 était ramenée à 20 µg/m3 dans chaque ville. La réduction à 15 µg/m3 de ces particules entraînerait la prévention de près de 17000 décès prématurés (dont 11 612 d'origine cardio-pulmonaire et 1 901 par cancer du poumon).

En termes d'espérance de vie, une moyenne annuelle de PM2.5 qui n'excéderait pas 15 µg/m3 se traduirait par un gain moyen de 2 à 13 mois d'espérance de vie pour une personne de 30 ans.

Pour les PM10, une exposition réduite à 20 µg/m3 sur une très courte durée (deux jours) préviendrait déjà 2.580 décès prématurés chaque année.

L'union européenne discute actuellement des valeurs limites des PM2,5 et hésite entre 20 µg/m3 et 15 µg/m3. Quant aux PM10, une valeur limite de 40 µg/m3 à été fixée pour 2005 et de 20 µg/m3 pour 2010.

Pour l'indice des fumées noires (FS) (généralement considéré comme un bon indicateur de la pollution liée au trafic automobile), dans les 16 villes du programme qui le mesure (24 millions d'habitants), on estime que sa réduction à une valeur journalière de 20 µg/m3 préviendrait 1 296 décès prématurés chaque année (dont 405 d'origine cardio-vasculaire et 109 d'origine respiratoire).

L'Agence Française de Sécurité Sanitaire Environnementale (AFSSE) avait estimé, il y'a quelques temps que la pollution atmosphérique était la cause de 3 à 5% des décès chez les personnes âgées de plus de 30 ans, soit de 6.453 à 9.513 morts par an.

Réactions1 réaction à cet article

 
Quels coûts

Je pense que ce type d'étude est important pour que dans nos sociétés cartésiennes les choses changent. Cependant, ces résultats auraient plus de poids si à côté du nombre de morts supplémentaires, on affichait aussi le nombre de malades (pas encore morts) et globalement quel est donc le coût additionel que nous supportons tous via la Sécu pour soigner ces miliers de personnes. Ceci permettrait d'affiner l'évaluation de tous les coûts indirects (externalités) générés par nos moteurs à explosion.

François K | 01 octobre 2004 à 11h30
 
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