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La réhabilitation du Site Metaleurop a commencé

Objectif de ce chantier hors normes : transformer l'ancien site pollué par plus d'un siècle de rejets de plomb, de zinc, de cadmium et d'hydrocarbures en site dédié au recyclage industriel et au compostage à grande échelle.

Aménagement  |    |  Actu-Environnement.com
Le chantier Agora, nom donné au projet de réhabilitation du site de l'ancienne fonderie de Metaleurop Nord à Noyelles-Godault (Pas-de-Calais), a débuté le 9 novembre dernier.

Objectif de ce chantier hors normes : transformer l'ancien site pollué par plus d'un siècle de rejets de plomb, de zinc, de cadmium et d'hydrocarbures en site dédié au recyclage industriel et au compostage à grande échelle.
Sita France, filiale de Suez qui a repris le site, il y a un an, se donne dix-huit mois pour dépolluer ce chantier s'étale sur près de 35 hectares .

La réhabilitation du site est programmée en six étapes successives qui se dérouleront sur une période de dix-huit mois :
- Le démantèlement des bâtiments et installations qui vient de commencer
- Le lavage et la gestion des déchets liquides
- Le désamiantage des composants à démanteler
- Les opérations de démolition
- Le traitement de stabilisation/neutralisation
- Le confinement des déchets

Cette remise en état du site pour un usage industriel passe notamment par le traitement de plus de 100 000 tonnes de déchets (gravats, amiante, déchets dangereux, bois…) et le démantèlement de 80 bâtiments et installations (sur un total de 89) et de plus de 83 000 m2 de plaques en amiante ciment.
Selon les zones et le degré de pollution, les terres seront traitées et stockées in situ dans des centres de stockage dédiés à ce type de déchets.

Dès la fin de la dépollution des premières parcelles (6 à 8 mois), les implantations d'unités éco-industrielles pourront s'effectuer :
- implantation d'une plate-forme de compostage des boues et des déchets verts (Valorisation biologique ).
- unité de regroupement et de reconditionnement de palettes en bois (Valorisation matière ).
- unité de démantèlement et de valorisation des déchets d'équipements électriques et électroniques.
- unité de déconstruction des véhicules hors d'usage (Valorisation matière).
- écopôle de tri et conditionnement des matériaux valorisables issus des déchets des industriels et des collectivités ( Tri et conditionnement ).
- plate-forme multimodale pour le traitement des terres, sols, gravats et sédiments pollués (Traitement des sols et terres pollués ).
- unité de traitement d'effluents liquides et résidus de curage (Assainissement et maintenance industrielle).

Dans une troisième phase, le site devra accueillir des entreprises pour permettre de redynamiser le bassin d'emploi local.

Sita France prévoit de recruter sur place quelque 200 personnes. La priorité sera laissée aux anciens salariés de Metaleurop.

Réactions1 réaction à cet article

 
Ici on enterre la terre.

Bonjour,

A la lecture de cet article je me suis remémorrer une phrase faite par Paul Virillio (urbaniste et philosophe) qui a fait une exposition il y a de cela deux ans sur les accidents technologiques. Lors de cette exposition (intitulée "ce qui arrive"), on pouvait écouté une interview faite par Virilio à une journaliste ukrainienne qui avait été au chevet des pompier de tchernobyl... La journaliste et Virilio parlaient d'"accident de la raison" pour évoquer le caractère incompréhensible, irrationnel de cet accident nucléaire". En essayant de trouver les mots pour faire comprendre l'icompréhensible, cette phrase leur est venue : "ICI ON ENTERRE LA TERRE".

Je constate avec effroi qu'aujourdhui dans le Nord de la France, le même "rituel a lieu" : on traite pui son stocke la terre souillée, meurtrie, minéralisée...La terre castrée. Il n'y a pas eu d'accident, pas de choc, mais une pollution diffuse qui produit pourtant de ce point de vue des résultats aussi désastreux : on enterre la terre. Quelle absurdité et quelle vision d'horreur. Je pense que cette vision mérite de s'ancrer en nous et d'y faire du chemin. Elle est à mon sens un moyen poétique (puisque la raison achoppe) de tenter de se figurer l'infigurable..

Outre cette réflexion j'aurai voulu avoir deux précisions sur ce sujet "sensible".

- Est-il vrai que la nappe sous le site de Metaleurope est gravement polluée (d'ici à 5 ans le temps que les polluants gagnent la nappe) et sera impropre à la consommation.
- Si la réhablitation du site va créer 200 emplois, comme le précise l'article, ils ne vont pas tomber du ciel, ou plutôt "jaillir du sol"...Quel est le coût de cette opération de réhabilitation ?

Merci de votre attention, lecteur internaute.

Maxime

Maxime | 19 novembre 2004 à 19h05
 
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