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Actu-Environnement

900 personnes seront sollicitées pour l'étude nationale sur l'impact des rejets de dioxine des UIOM

L'Institut national de veille sanitaire (InVS) confirme qu'une étude nationale sur l'impact des rejets de dioxine sur la population vivant à proximité d'usines d'incinération d'ordures ménagères (UIOM) en France va commencer en Mars.

Risques  |    |  Actu-Environnement.com
Institut national de Veille Sanitaire (InVS) vient d'indiquer qu'une étude nationale sur l'impact des rejets de Dioxine sur la population va concerner, à partir de mars, plus de 900 personnes vivant à proximité de huit incinérateurs d'ordures ménagères (OM) représentatifs du parc d'unité d'incinération d'ordures ménagères (UIOM) en France.

La première phase de l'étude lancée en septembre s'était déroulée dans les Côtes-d'Armor et en Savoie. Les résultats de cette première phase permettront de poser les bases de l'étude nationale qui commence aujourd'hui et dont les résultats seront rendues publiques en 2006.
L'InVs indique qu'à partir de mars, la population vivant autour des incinérateurs de Pluzunet (Côtes d'Armor) et de Dijon (Côtes d'Or) seront concernés. Suivront les sites de Bessières (Haute-Garonne), Cluny (Saône-et-Loire), Fécamp (Seine-Maritime), Gilly-sur-Isère (Savoie) puis, enfin, à partir de juin ceux de Maincy (Seine-et-Marne) et Maubeuge (Nord).

Cette étude nationale est réalisée par l'Institut de veille sanitaire (InVS) en collaboration avec l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA) à la demande du ministère chargé de la Santé et de la Protection sociale. Elle a pour objectif de connaître le niveau d'imprégnation par les dioxines des populations vivant à proximité d'usines d'incinération d'ordures ménagères (UIOM) et de mieux connaître leur environnement et leurs habitudes alimentaires.

L'Institut national de veille sanitaire indique qu'''Il sera demandé aux personnes incluses dans l'étude de décrire leurs habitudes alimentaires et leur environnement, et de se prêter à un examen de santé comprenant une mesure de la pression artérielle, de la corpulence ainsi que des prélèvements sanguins et urinaires permettant de doser les dioxines et métaux lourds''.

Les incinérateurs d'ordures ménagères en France émettent encore 10 à 20 fois plus de dioxines qu'en Allemagne, en Suède ou au Danemark.
En raison de l'application, au 28 décembre 2005, des arrêtés du 20 septembre 2002, qui transcrit en droit national la nouvelle directive européenne du 4 décembre 2000, les émissions de dioxines des incinérateurs devront dès 2006, être divisées d'un facteur 10 par rapport au niveau déjà réduit de l'année 2002.
Chaque unité aura alors des émissions de dioxines inférieures à 0,1 ng/m3.
Début septembre, le ministre de l'Ecologie Serge Lepeltier a averti qu'il fermerait fin 2005 tout incinérateur non conforme aux normes européennes.

Les dioxines (PolyChloroDibenzoDioxine ou PCDD) et les furanes (PolyChloroDibenzoFurane ou PCDF), regroupés sous le terme de dioxines, sont des hydrocarbures aromatiques polycycliques chlorés (c'est à dire des HAP chlorés ou HAPC). Il existe de nombreux composés identifiés (75 PCDD et 135 PCDF, appelés des 'congénères') en fonction du nombre et de la position des atomes de chlore qu'ils possèdent. Actuellement, 17 congénères (7 PCDD et 10 PCDF) sont habituellement mesurés et étudiés, en raison de leur toxicité avérée. Il s'agit de ceux substitués au moins en position 2, 3, 7 et 8.

Pour en savoir plus consultez notre dossier ''POP et Dioxines''.

Réactions1 réaction à cet article

 
ATTENTION DANGER

Bien conduite avec des résultats bien analysés, cette étude devrait permettre de tirer des renseignement intéressants sur .. le passé, voire d’attaquer des élus irresponsables sur les dégâts passés et leurs conséquences parfois pas encore extériorisées pour certains riverains.

En espérant que s’il y a indemnisation, ce ne sera pas les contribuables qui, au bout du compte, la paieront, vu qu’elle ne sera pas prise dans la poche des élus irresponsables.

Mais attention au danger d’extrapolation hâtive sur les émissions de fumées toujours incomplètement filtrées certes, mais de projet futurs.

On peut, si les élus le veulent détourner, pour un surcoût raisonnable, de la masse des déchets le plus possible combustibles entrant dans une UTT (Unité de traitement thermique, mal dit incinérateur, mal dit centre de valorisation énergétique) , avec donc le moins d’incombustibles et de fermentescibles possible , de nombreux facteurs polluants qui, donc, ne ressortiront pas, même partiellement, de la cheminée.

Face à un projet d’UTT la question clé reste la même : peut-on garantir que dans 20 ans ( durée moyenne d’amortissement par le contribuable des investissements initiaux, il y aura toujours quasi autant de tonnes de déchets combustibles de qualité sensiblement identique à valoriser énergétiquement ?

C’est peut-être réalistement davantage sur ce plan économique que sur le plan écologique qu’il faut éventuellement attaqué un projet .


JMG

Eco-constructif | 21 janvier 2005 à 21h57
 
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